Publié le 2024-02-29 14:35:00. Des recherches récentes suggèrent qu’une activité physique régulière, et en particulier la marche, pourrait jouer un rôle protecteur contre la maladie d’Alzheimer en stimulant la production de protéines bénéfiques pour le cerveau et en réduisant l’inflammation.
- Environ 15 à 20 % de la population présente une prédisposition génétique à développer la maladie d’Alzheimer.
- Une étude de 2022 a révélé qu’environ 3 800 pas par jour peuvent réduire le risque de démence de 25 %.
- L’exercice physique favorise la production du facteur neurotrophique du cerveau (BDNF), essentiel à la création de nouvelles connexions neuronales.
La maladie d’Alzheimer, une affection neurodégénérative progressive, est caractérisée par l’accumulation de plaques nocives dans le cerveau qui perturbent la communication entre les cellules nerveuses, conduisant à leur mort. Cette dégénérescence se manifeste par des pertes de mémoire, des troubles de la personnalité, de la confusion et, à terme, peut entraîner le décès.
Si la génétique joue un rôle significatif – certaines personnes étant plus susceptibles de développer la maladie en raison de leur patrimoine génétique, qui rend plus difficile l’élimination de ces plaques – le mode de vie apparaît également comme un facteur déterminant. À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement curatif pour la maladie d’Alzheimer, d’où l’importance de la prévention.
Cindy Barha, chercheuse, souligne l’importance de briser la sédentarité au quotidien et d’adopter une routine de marche régulière sur le long terme. Elle insiste sur le fait que, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour déterminer le nombre optimal de pas, « plus sera certainement mieux », comme elle l’a déclaré à CNN.
Une étude menée en 2022 a démontré que les personnes marchant en moyenne 3 800 pas par jour (environ 4,8 kilomètres) réduisaient leur risque de démence de 25 %, indépendamment de leur vitesse de marche.
L’activité physique agit sur le cerveau de plusieurs manières bénéfiques. Elle stimule la production du facteur neurotrophique du cerveau (BDNF), une protéine essentielle au développement et à la survie des neurones, souvent comparée à un « engrais » pour le cerveau. Selon Cindy Barha, « Nous pensons qu’il y a des protéines libérées du muscle qui se rendent au cerveau et, soit sur la barrière hémato-encéphalique, soit à la barrière hémato-encéphalique, commence une réaction qui entraîne finalement une augmentation du BDNF dans le cerveau. »
Parallèlement, l’exercice contribue à réduire l’inflammation nerveuse, un symptôme fréquemment observé dans la maladie d’Alzheimer. Christiane Wrann, professeure agrégée au centre de recherche cardiovasculaire du Massachusetts General Hospital et à la Harvard Medical School, explique que le cerveau envoie des cellules immunitaires pour attaquer les plaques, mais que ces cellules peuvent parfois, par réaction, endommager les cellules saines. L’inflammation chronique peut ainsi conduire à une attaque des cellules immunitaires contre les connecteurs du cerveau.
« Lorsque vous faites de l’exercice, le programme d’expression génétique dont ces cellules immunitaires ont besoin est renforcée pour fonctionner correctement », précise Christiane Wrann. En d’autres termes, l’activité physique optimise le fonctionnement du système immunitaire au niveau cérébral, permettant une meilleure protection contre la maladie.
Pour en savoir plus sur les liens entre mode de vie et santé cognitive : Un mode de vie sain peut freiner la maladie d’Alzheimer et Chercheurs : Ces choix de style de vie peuvent ralentir le déclin cognitif.
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