La course à la mairie de New York est marquée par une opposition financière de poids à la candidature d’Andrew Cuomo. Des donateurs fortunés, dont l’ancien maire Michael Bloomberg, se mobilisent pour contrer l’ascension du candidat Zohran Mamdani, révélant les enjeux économiques et les alliances qui façonnent cette élection.
Depuis le lancement de sa campagne, les super PAC soutenant Andrew Cuomo ont collecté plus de 40 millions de dollars (environ 37 millions d’euros). Une part significative de ces fonds provient d’individus et de familles aisées, selon des informations rapportées par The New York Times. Parmi les donateurs figurent, outre Michael Bloomberg, Guillaume et Ronald Lauder, issus de la famille Estée Lauder, les gestionnaires de fonds spéculatifs Bill Ackman et Daniel Loeb, le président du CCI Barry Diller, ainsi que Joe Gebbia, cofondateur d’Airbnb.
Peu avant qu’Éric Adams ne se retire de la course, un groupe de promoteurs immobiliers new-yorkais influents s’est réuni dans le quartier de Midtown pour discuter avec Andrew Cuomo des stratégies à adopter pour contrer Zohran Mamdani. Un e-mail envoyé par Jeff Blau, un important promoteur immobilier, et son épouse Lisa à leur réseau, moins de 24 heures avant cette rencontre, appelait à une action décisive : « Nous devons agir de manière décisive pour garantir que le prochain maire de New York soit Andrew Cuomo. Le seul candidat viable avec l’expérience, le soutien et le sérieux pour vaincre Zohran Mamdani est le gouverneur Andrew Cuomo. » Une porte-parole des Blau a refusé de commenter ces informations.
Malgré ces efforts financiers et ces réunions stratégiques, la candidature d’Andrew Cuomo n’a pas réussi à susciter un large enthousiasme. Un allié proche de l’ancien gouverneur a confié au magazine Vanity Fair : « Andrew n’écoute personne. Il ne ferait rien qu’il ne sache déjà faire. »
