Publié le 17 janvier 2026 10h12. La NASA a acheminé samedi sa gigantesque fusée Système de lancement spatial (SLS) vers la rampe de lancement en Floride, une étape cruciale dans la préparation de la mission Artémis II, qui marquera le retour d’astronautes autour de la Lune après plus de cinquante ans.
- La fusée SLS, haute de 98 mètres, a entamé un lent déplacement de 6 kilomètres depuis son bâtiment d’assemblage jusqu’à la rampe 39B du Centre spatial Kennedy.
- Cette opération lance une série de tests et de répétitions générales avant une date de lancement potentielle entre le 6 et le 11 février 2026.
- La mission Artémis II transportera un équipage de quatre astronautes en orbite autour de la Terre et de la Lune pour un vol de dix jours.
Le transport de la fusée, qui pèse environ 5 millions de kilogrammes, a été effectué sur un transporteur sur chenilles géant à une vitesse d’environ 1,6 kilomètre par heure. Cet événement, retransmis en direct sur la chaîne YouTube de la NASA, est une étape importante pour évaluer l’état et la sécurité du propulseur avant de fixer une date de lancement officielle. « Ce sont les jours que nous attendions », a déclaré John Honeycutt, chef de l’équipe de gestion de la mission Artémis II, lors d’une conférence de presse vendredi.
La mission Artémis II, qui utilisera la capsule Orion pour transporter les astronautes Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch (tous de la NASA) et Jeremy Hansen (astronaute canadien), sera un test crucial pour le Système de lancement spatial et le vaisseau spatial Orion. Les astronautes testeront les capacités d’amarrage et les systèmes de survie du vaisseau spatial pendant qu’ils seront en orbite terrestre et lunaire.
À l’arrivée de la fusée sur la rampe de lancement, l’équipe de la NASA commencera les préparatifs pour une « répétition générale mouillée », une simulation complète du compte à rebours jusqu’à T moins 29 secondes, incluant l’alimentation de la fusée. Selon Charlie Blackwell-Thompson, directeur du lancement d’Artémis, le jour du lancement sera très similaire à cette répétition générale, à l’exception du décollage effectif et de la poursuite du compte à rebours. « Le jour du lancement sera très similaire à robe mouillée », a-t-il déclaré. « Il y aura deux grandes différences : l’une est que nous enverrons l’équipage sur la piste, et l’autre est que nous ne nous arrêterons pas à 29 secondes. »
Cette répétition générale permettra aux ingénieurs d’évaluer le fonctionnement des systèmes de la fusée dans un environnement réel et de vérifier l’absence de fuites de carburant ou d’autres problèmes techniques. Si des anomalies sont détectées, la fusée devra être ramenée au bâtiment d’assemblage pour des réparations.
Le succès d’Artémis II ouvrira la voie à Artémis III, prévue pour 2027, qui prévoit l’atterrissage d’astronautes près du pôle sud de la Lune. Le retour sur la Lune est une priorité du gouvernement américain, dans un contexte de compétition spatiale croissante avec la Chine, qui a annoncé son intention d’envoyer ses propres astronautes sur la Lune d’ici 2030.


