Publié le 12 janvier 2025 à 14h30. Les autorités de la régence d’Indramayu, en Indonésie, étendent l’accès aux traitements antirétroviraux (ARV) pour les personnes vivant avec le VIH, une initiative visant à simplifier les soins et à renforcer la lutte contre l’épidémie dans la région.
- L’accès aux ARV est désormais étendu à 16 centres de santé communautaire.
- La régence d’Indramayu s’engage à accélérer la stratégie SULUH pour une meilleure détection et un suivi durable des personnes séropositives.
- L’objectif ultime est d’atteindre les “Trois Zéro” d’ici 2030 : zéro nouvelle infection, zéro décès lié au SIDA et zéro stigmatisation.
Indramayu, en Indonésie, renforce son dispositif de lutte contre le VIH/SIDA en élargissant significativement la couverture des services antirétroviraux. Jusqu’à présent, ces traitements étaient uniquement disponibles à l’hôpital régional d’Indramayu et à l’hôpital Bhayangkara Losarang. L’extension à 16 centres de santé communautaire vise à rapprocher les soins des patients et de leurs familles, facilitant ainsi l’accès au traitement.
L’annonce a été faite lors de la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le sida, un événement qui a rassemblé représentants gouvernementaux, professionnels de santé, organisations communautaires et personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Lucky Hakim, le régent d’Indramayu, a souligné l’importance de cette initiative dans la stratégie globale de prévention et de traitement du VIH/SIDA dans la région. Ses propos ont été relayés par Deden Boni Koswara, son conseiller expert en ressources humaines et affaires communautaires.
Selon les autorités locales, l’élargissement de l’offre de soins s’inscrit dans une stratégie plus large, baptisée SULUH, qui vise à diffuser largement l’information sur le VIH/SIDA, à augmenter le nombre de cas détectés et à assurer un suivi médical durable pour les personnes séropositives. L’objectif est de prévenir la transmission du virus tout en améliorant la qualité de vie des PVVIH et en favorisant leur autonomie.
Le VIH/SIDA est reconnu comme un problème de santé publique complexe, aux ramifications sociales, économiques, politiques et culturelles. C’est pourquoi, soulignent les acteurs de la lutte contre l’épidémie, une coopération multipartite coordonnée et intégrée est essentielle pour atteindre les objectifs ambitieux fixés pour 2030 : l’élimination des nouvelles infections, la réduction des décès liés au SIDA et la suppression de la stigmatisation et de la discrimination à l’égard des personnes vivant avec le virus.
En 2023, le service de santé (Dinkes) a commencé à développer des cliniques PDP (Puskesmas dengan Pelayanan Dasar, centres de santé offrant des services de base) dans les centres de santé communautaire, dans le but de rapprocher encore davantage les services de la population. Neuf centres de santé PDP sont actuellement opérationnels : Terisi, Margadadi, Karangampel, Kedokan Bunder, Kertasemaya, Lohbener, Temiyang, Jatibarang et Bongas. Ce développement se poursuivra en 2024-2025 avec l’intégration de ces services à l’hôpital régional Mursid Ibnu Syaefuddin Krangkeng, à l’hôpital Sentra Medika et à l’hôpital Zamzam Muhammadiyah.
D’ici la fin de 2025, le ministère de la Santé prévoit l’ouverture de six autres établissements de santé PDP : Gantar, Kandanghaur, Haurgeulis, Gabus Wetan, Anjatan et Kerticala. Ces centres de santé communautaire joueront un rôle crucial dans l’amélioration de la distribution des médicaments ARV et dans le soutien aux programmes standardisés de traitement et de soins pour les PVVIH, contribuant ainsi à l’objectif d’éliminer le sida d’ici 2030.
Lors de la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le sida, des aides ont également été distribuées aux enfants infectés par le VIH, grâce au soutien de Baznas Indramayu.
