Publié le 16 décembre 2025 à 20h45. Les avocats de la direction de Stint plaident l’acquittement dans l’affaire de l’accident mortel impliquant une charrette électrique de la marque, affirmant qu’il s’agit d’une tragédie et non d’un crime, et contestant les accusations de falsification.
- La défense soutient qu’il n’existe pas de preuves suffisantes d’un défaut technique de la charrette Stint.
- Le ministère public avait requis plus de cinq ans de prison contre les deux entrepreneurs.
- L’accident, survenu il y a sept ans, avait coûté la vie à quatre enfants.
Les avocats de Geert-Jan et Carry Knoops, représentant Edwin Renzen, fondateur de Stint, et Peter Noorlander, le designer, ont passé des heures à plaider devant le tribunal aujourd’hui. Ils insistent sur le fait que l’accident, survenu à un passage à niveau à Oss en 2018, est le résultat d’une erreur humaine et non d’un vice caché de la charrette électrique.
Selon la défense, le Stint respectait toutes les normes techniques en vigueur et les problèmes soulevés concernant les batteries et le ressort de rappel avaient été correctement traités par l’entreprise.
« C’est un accident tragique, pas un crime. »
Avocats Geert-Jan et Carry Knoops
Plusieurs enquêtes avaient pourtant mis en évidence des problèmes techniques avec le Stint, notamment l’absence d’un interrupteur de frein capable de couper le moteur lors du freinage. Le ministère public a également pointé du doigt des dysfonctionnements au niveau de l’accélérateur et la décision controversée de supprimer le système de freinage d’urgence, augmentant le risque de poursuite du mouvement même lorsque le conducteur souhaite s’arrêter.
L’avocat Gert-Jan Knoops a souligné les implications potentielles d’une condamnation pour les fabricants :
« Si l’on suit la ligne du ministère public, les producteurs peuvent être poursuivis en justice en cas d’accident, simplement parce que certaines améliorations techniques auraient pu être apportées. »
Gert-Jan Knoops, avocat
Il affirme que ses clients ont pris toutes les mesures raisonnables pour garantir la sécurité du produit et n’avaient pas connaissance de problèmes majeurs.
La défense conteste également l’accusation de falsification. Le manuel d’utilisation du Stint faisait référence à la directive machines, ce que le ministère public considère comme une tentative de donner une fausse impression de conformité aux normes européennes. Les avocats rétorquent qu’il s’agissait simplement d’un effort pour développer un produit sûr et fiable.
« Était-ce intentionnel ? Se demandent les avocats. Est-ce qu’ils avaient l’intention d’écrire quelque chose qui n’était pas vrai ? Ce n’était pas une tromperie. Cela était dû aux efforts déployés pour développer un produit sonore. »
Avocats Geert-Jan et Carry Knoops
L’audience se poursuivra demain, avec les plaidoiries finales du ministère public et de la défense.
Plus d’informations sur l’accident de 2018 et sur les réquisitions du ministère public sont disponibles sur le site NOS.
