Publié le 19 novembre 2025 18:45:00. L’élimination de la Bulgarie des qualifications pour une compétition internationale marque la fin d’un cycle de déceptions pour les supporters et révèle les profondes failles qui minent le football bulgare depuis des décennies. Les critiques se concentrent sur la direction actuelle et son incapacité à redresser la situation.
- La défaite face à la Géorgie a scellé l’échec de la sélection nationale bulgare.
- Les critiques pointent du doigt une direction jugée incompétente et déconnectée des réalités du football moderne.
- Le passé glorieux du football bulgare contraste fortement avec la situation actuelle.
Une nouvelle page sombre se tourne pour le football bulgare. La récente défaite, acquise avec difficulté face à la Géorgie, symbolise la fin d’un cycle de qualifications infructueuses et, surtout, la prolongation d’une période douloureuse pour les supporters. La frustration est palpable, et beaucoup estiment que les héros du passé, désormais aux commandes, ont contribué à la dégradation du football national par leurs actions et leur inaction.
Dans un pays comme la Bulgarie, l’échec de l’équipe nationale est perçu comme un reflet plus large d’un déclin général. La direction actuelle du football bulgare est confiée à une figure discrète, appréciée dans les cercles proches du club de Gerena et peut-être dans sa ville natale de Plovdiv, mais dépourvue, selon les observateurs, de compétences avérées en matière de gestion sportive.
Georgi Ivanov-Gonzo, bien qu’il ne fasse pas partie de la génération dorée des années 90, est considéré comme un prolongement du règne désastreux de Borislav Mihailov, l’ancien gardien de but emblématique. Les critiques dénoncent un comité exécutif inefficace, des réformes de façade et une atmosphère délétère au sein de l’équipe nationale. Les mêmes justifications reviennent après chaque match, invoquant l’absence de joueurs évoluant dans les grands championnats européens, sans pour autant aborder les causes profondes de l’échec.
L’argument selon lequel la Bulgarie manque de talents est facilement contestable. Entre 2016 et 2018, l’équipe nationale a réalisé des performances encourageantes, remportant des victoires à Sofia contre les Pays-Bas (2-0), contre la Suède (3-2 et 1-0) et en Slovénie (2-1). Ces succès, obtenus avec un effectif comparable à l’actuel, témoignent du potentiel existant.
La clé de ces résultats résidait dans le travail de Petar Hubchev, l’entraîneur de l’époque. Il a su, en quelques années, renouer le lien entre l’équipe nationale et ses supporters, apaisant ainsi l’aversion pour les dirigeants. Aujourd’hui, la situation est critique et ne peut être résolue par un simple changement d’entraîneur. Il est temps, après ces qualifications honteuses, de procéder à un renouvellement complet de la direction de la Fédération Bulgare de Football, en confiant les rênes à des personnes compétentes et motivées.
Article de Petar Zdravkov, “Sujet Sport”
