Publié le 11 janvier 2026 à 21h38. Alors qu’il avait espéré défier Donald Trump en 2016, le sénateur Marco Rubio est désormais perçu par certains comme un potentiel candidat républicain à la Maison Blanche en 2028, malgré son soutien affiché au vice-président JD Vance.
- Marco Rubio a publiquement soutenu JD Vance comme futur candidat républicain à la présidence.
- Plusieurs stratèges républicains estiment que Rubio lui-même pourrait être un prétendant sérieux.
- La gestion par l’administration Trump de la situation au Venezuela pourrait jouer un rôle clé dans les ambitions politiques de Rubio.
Dix ans après avoir été sèchement battu par Donald Trump lors de la primaire républicaine de 2016, Marco Rubio semble se repositionner sur l’échiquier politique américain. Alors qu’il était l’un des critiques les plus virulents de Trump, qui le surnommait « Petit Marco », il est aujourd’hui devenu un fervent partisan du président et occupe désormais le poste de secrétaire d’État.
Récemment, Rubio a déclaré à Vanity Fair :
« Si JD Vance se présente à la présidence, il sera notre candidat, et je serai parmi les premiers à le soutenir. »
Cependant, cette affirmation ne convainc pas tous les observateurs. Selon Politico, de nombreux stratèges républicains pensent que Rubio prépare discrètement son propre terrain pour une éventuelle candidature.
Buzz Jacobs, conseiller principal de la campagne présidentielle de Rubio en 2016, explique :
« Il construit discrètement un capital politique au sein du parti, d’après ce que je comprends de mes proches au sein du Parti républicain. »
Il estime que Rubio pourrait être un concurrent sérieux face à Vance.
Mark McKinnon, conseiller politique de longue date et ancien assistant du président George W. Bush, souligne l’importance de la situation au Venezuela pour les ambitions de Rubio.
« Ce qui se passe au Venezuela peut faire de lui un président – ou faire en sorte qu’il ne le devienne jamais. »
Les médias américains rapportent que Rubio a été chargé de la gestion du dossier vénézuélien par l’administration Trump. Lors d’une récente conférence de presse à Mar-a-Lago, Trump était entouré de ses collaborateurs les plus proches, dont Rubio et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Le vice-président JD Vance, en revanche, était absent. Cette absence a suscité des interrogations, notamment dans la presse britannique, comme le relève The Times, qui se demande si Vance a été délibérément mis à l’écart ou s’il attendait de voir comment la base électorale MAGA réagirait à la décision de Trump.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a cependant démenti ces spéculations, qualifiant ces informations de « fausses nouvelles ». Elle a précisé que le vice-président avait suivi la situation par vidéoconférence et s’était ensuite rendu à Cincinnati.
Trump a affirmé que les États-Unis prendraient le contrôle direct de l’évolution de la situation au Venezuela, sans préciser de calendrier pour un éventuel transfert de responsabilité aux autorités vénézuéliennes.
« Seul le temps nous le dira »,
a-t-il déclaré au New York Times en début de semaine.
Un sondage Reuters réalisé après l’intervention américaine au Venezuela a révélé que 65 % des Républicains interrogés soutenaient cette action. Cependant, 54 % des mêmes électeurs se disaient préoccupés par un engagement trop important des États-Unis dans ce pays.

