Publié le 2025-11-07 00:17:00. Eduardo Chang et Daiwa Wong, déjà connus pour leurs restaurants de cuisine Nikkei, ouvrent à Long Beach, en Californie, Lima Cebichería Peruana, un établissement entièrement dédié à la gastronomie péruvienne traditionnelle, avec une touche de modernité dans la présentation.
- Le couple d’entrepreneurs s’associe au chef Mauricio Valencia pour ce nouveau projet.
- Lima Cebichería Peruana vise à proposer une cuisine péruvienne authentique, moins présente à Los Angeles que dans d’autres grandes villes américaines.
- L’établissement mise sur des ingrédients frais et une ambiance chaleureuse, avec des éléments de décoration originaux.
Eduardo Chang et Daiwa Wong ne sont pas à leur premier coup d’essai dans le monde de la restauration. Entre janvier et décembre 2022, ils ont déjà lancé deux établissements, Sushi Nikkei, situés dans les quartiers de Belmont Shore et Bixby Knolls, à Long Beach, en Californie. Forts de cette expérience, ils ont décidé de se lancer dans un nouveau défi en début d’année 2025 : Lima Cebichería Peruana.
Cette fois, ils ont fait appel à Mauricio Valencia, également chef, qui se joint à eux en tant que second. Contrairement aux précédents restaurants, marqués par une influence japonaise, Lima Cebichería Peruana se veut une vitrine de la cuisine péruvienne traditionnelle, revisitée avec une présentation soignée et un cadre intérieur moderne.
« Le Sushi Nikkei fonctionnait très bien, mais nous avons eu envie de nous diversifier un peu et d’essayer un type de cuisine péruvienne qui n’est pas aussi exploité ici à Los Angeles, contrairement à ce qui se passe à New York et à Miami »
Daiwa Wong, co-propriétaire
Pour mener à bien ce projet, le chef et cadre, d’origine sino-japonaise, a pu compter sur l’expertise de Mauricio Valencia, qui a déjà travaillé dans deux restaurants péruviens de Los Angeles (Sushi Nikkei et Perú Chicha) et au sein de l’établissement étoilé Michelin Heritage, le seul de la ville de Long Beach.
La carte initiale, bien que concise, propose une sélection de plats classiques : trois variétés de ceviche, du poulpe grillé, de la gelée mélangée, un riz aux fruits de mer, un chaufa aux fruits de mer et des choritos à la chalaca, complétés par un lomo saltado, le seul plat sans fruits de mer. Mais l’équipe ne compte pas s’arrêter là et prévoit d’enrichir l’offre au fil des jours.
« Au début, nous voulions faire un menu court et concis, afin que la cuisine et le salon puissent s’acclimater rapidement. Maintenant, nous avons ajouté une section appelée ‘Criollazos’, où nous avons des anticuchos, des nouilles vertes avec longe, des nouilles huancaína et des nouilles salées ; et nous ajouterons probablement de l’arroz con pato ou de l’arroz con pollo. »
Eduardo Chang, co-propriétaire
Valencia envisage même de faire évoluer certains plats au fil du temps, en les remplaçant par d’autres créations. « Les plats de base ne changeront pas, mais les ‘criollos’ oui, qui sont plus simples », précise-t-il.
Lors d’une récente visite de Lima Cebichería Peruana, l’équipe a pu constater la fraîcheur et l’appétence de tous les plats proposés. Le ceviche, plat emblématique du Pérou, décliné en trois variantes – El Pescador (style classique), El Chalaco (au rocoto) et La Sirena (au piment jaune) – ou en quatre si l’on compte la leche de tigre servie à part, est un incontournable.
L’établissement se distingue également par sa présentation soignée, notamment avec la Causa Especial, une variante de la causa traditionnelle préparée à table à l’aide d’une presse-purée, lui conférant une texture unique. Valencia la décrit comme une « cause déconstruite ». L’utilisation de frites carrées au lieu des traditionnelles frites longues pour accompagner la longe salée, et une sauce à base de piment jaune plutôt que de piment vert, sont d’autres exemples de cette volonté d’innovation.
L’ambiance de Lima Cebichería Peruana est également un atout majeur, avec une décoration moderne et chaleureuse, des photographies de pêcheurs péruviens et une fresque murale réalisée par le peintre Rudolph Castro, originaire de Lima et installé en Californie du Sud.
« Nous avons de nombreux détails qui vont dans ce sens, comme le design du menu, les sous-verres et l’uniforme des employés, en plus de la décoration générale. C’est un style qui se remarque même sur nos réseaux sociaux. Nous voulons que le client voie qu’il y a un vrai travail derrière tout cela. »
Mauricio Valencia, chef
Malgré ces efforts, Chang reste prudent quant au succès de l’entreprise, soulignant que la gastronomie péruvienne, bien que populaire, n’est pas encore pleinement établie dans cette région des États-Unis. Il observe que d’autres cuisines, comme l’indienne, la méditerranéenne ou la grecque, sont mieux positionnées sur le marché local.
