Publié le 12 janvier 2026 à 10h00. L’annonce d’un plafonnement des taux d’intérêt des cartes de crédit à 10 % par Donald Trump a provoqué une chute des actions des grandes banques et sociétés de services financiers américains, tandis que les entreprises de crédit à court terme ont vu leur valeur augmenter.
- Les actions de Capital One ont plongé de 10 % dans les échanges précédant l’ouverture des marchés.
- Donald Trump a annoncé son intention d’imposer un plafond de 10 % aux taux d’intérêt des cartes de crédit à compter du 20 janvier 2026, via son réseau social Truth Social.
- Les entreprises proposant des solutions de paiement fractionné, comme Affirm et PayPal, ont enregistré une hausse de leurs actions.
L’annonce, faite vendredi dernier sur Truth Social, a pris de court les marchés financiers. Bien que Donald Trump n’ait pas précisé le mécanisme de mise en œuvre de cette mesure, l’impact sur le secteur bancaire a été immédiat. Capital One (COF) a subi la plus forte baisse, perdant 10 % de sa valeur avant l’ouverture de la Bourse. D’autres géants du secteur ont également été touchés : Citi (C) a perdu 4 %, JPMorgan Chase (JPM) près de 3 %, Bank of America (BAC) 2,36 %, Visa (V) 1,94 % et MasterCard (MA) 2,21 %.
Les sociétés de services financiers n’ont pas été épargnées. American Express (AXP) a chuté de 4,87 %, Wells Fargo (WFC) de 2,01 % et Morgan Stanley (MS) de 0,98 %.
Cette proposition de plafonnement, qui rappelle un engagement pris lors de la campagne présidentielle de 2024, nécessite l’approbation du Congrès pour entrer en vigueur. Des projets de loi visant à limiter les taux d’intérêt des cartes de crédit à 10 % ont déjà été présentés au Parlement, témoignant d’un intérêt bipartisan pour cette question.
Interrogé par des journalistes dimanche, Donald Trump a affirmé que si les banques ne se conformaient pas à ce plafonnement, elles seraient considérées comme violant la loi.
Les critiques s’inquiètent des conséquences potentielles de cette mesure. Ils craignent que les banques ne réduisent leurs offres de crédit, privant ainsi de nombreux consommateurs d’un accès essentiel au financement. En contrepartie, les entreprises spécialisées dans le “buy now, pay later” (acheter maintenant, payer plus tard) pourraient bénéficier d’un afflux de clients contraints de se tourner vers ces solutions de crédit à court terme. Affirm (AFRM) a ainsi bondi de 5 % dans les échanges précédant l’ouverture des marchés, tandis que PayPal (PYPL) a gagné 1 %.
