Publié le 15 février 2024 18h30. Les États-Unis ont réalisé leur première vente de pétrole vénézuélien depuis la prise de contrôle effective du secteur, une opération d’une valeur estimée à 500 millions de dollars (environ 2,7 milliards de reais), selon des sources américaines.
- Washington a conclu une vente de pétrole vénézuélien, la première depuis la destitution de Nicolás Maduro.
- L’opération s’élève à 500 millions de dollars (2,7 milliards de reais) et d’autres ventes pourraient suivre rapidement.
- Donald Trump a annoncé son intention de contrôler les revenus de ces ventes et a appelé les compagnies pétrolières à investir au Venezuela.
Les États-Unis ont officialisé la vente de pétrole vénézuélien, marquant une étape clé dans leur stratégie visant à reprendre le contrôle des ressources énergétiques du pays sud-américain. Cette transaction intervient après l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro, accusé de narcoterrorisme, et la mise en place d’une administration provisoire.
Selon un responsable américain cité par l’AFP, la valeur de cette première vente s’élève à 500 millions de dollars (environ 2,7 milliards de reais). La Maison Blanche a indiqué que d’autres ventes pourraient se concrétiser dans les jours ou semaines à venir.
« Le président Trump a négocié un accord énergétique historique avec le Venezuela, immédiatement après l’arrestation du narcoterroriste Nicolás Maduro, qui profitera aux peuples américain et vénézuélien. »
Porte-parole de la Maison Blanche
La semaine dernière, Donald Trump avait déjà annoncé que les autorités intérimaires vénézuéliennes livreraient aux États-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole de haute qualité sanctionné, ce qui représente entre un et deux mois de production. Le président américain a clairement exprimé son intention de « contrôler » les revenus générés par ces ventes.
Au-delà de la vente de pétrole existant, Donald Trump a également exhorté les grandes compagnies pétrolières à saisir les opportunités d’exploration offertes par les vastes réserves du Venezuela. Lors d’une réunion à la Maison Blanche, il a averti les dirigeants de ces entreprises :
« Vous traitez directement avec nous, nous ne voulons pas que vous traitiez avec le Venezuela. »
Donald Trump, président des États-Unis
Pour sécuriser ces revenus et éviter toute contestation judiciaire, le président américain a signé un décret d’urgence visant à placer sous protection spéciale les avoirs vénézuéliens situés sur le territoire américain, notamment les revenus pétroliers. La Maison Blanche a justifié cette mesure en invoquant la nécessité de « protéger » le continent américain « contre les terroristes, les trafiquants de drogue et les adversaires étrangers qui cherchent à en profiter ».
