Publié le 5 janvier 2026 à 13h15. Le dollar a débuté l’année 2026 en affichant une volatilité accrue, influencé par les tensions géopolitiques au Venezuela et l’anticipation de données économiques clés aux États-Unis, tandis que les prix du pétrole ont connu une légère baisse malgré l’incertitude persistante concernant l’approvisionnement.
- Le dollar a atteint des sommets de plusieurs semaines avant de légèrement reculer, s’échangeant à 3 788,68 $ ce matin.
- La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis a provoqué des inquiétudes, mais n’a pas eu d’impact majeur immédiat sur les prix du pétrole.
- Les investisseurs attendent avec impatience le rapport mensuel sur l’emploi aux États-Unis et le choix du prochain président de la Réserve fédérale américaine (FED).
Le dollar a connu une première semaine de janvier 2026 marquée par des fluctuations, après un mois de décembre plus calme. La monnaie américaine a initialement progressé face à un panier de devises, avant de revenir à un taux de 3 788,68 $, en légère baisse par rapport au taux de référence du marché (TRM) de 3 790,77 $. Au cours des dernières 24 heures, le dollar a oscillé entre un minimum de 3 767,95 $ et un maximum de 3 845 $, pour un volume d’échanges de 446 millions de dollars américains répartis sur 646 transactions.
Les marchés suivent de près la situation au Venezuela, où les États-Unis ont procédé à l’arrestation du président Nicolás Maduro. Le président américain Donald Trump a averti qu’il pourrait ordonner de nouvelles opérations militaires si le Venezuela ne coopère pas aux efforts américains visant à libéraliser son industrie pétrolière et à lutter contre le trafic de drogue. Il a également menacé la Colombie et le Mexique d’interventions potentielles.
Dans ce contexte géopolitique tendu, la hausse du dollar reste modérée, et les analystes restent prudents quant à la possibilité d’un rallye durable. L’attention se porte désormais sur la publication, vendredi, du rapport mensuel sur l’emploi aux États-Unis, qui influencera les anticipations concernant la politique monétaire de la FED. Les investisseurs sont également en attente de l’annonce du successeur de Jerome Powell à la tête de la banque centrale américaine, dont le mandat expire en mai. Trump a indiqué qu’il dévoilera son choix ce mois-ci, précisant qu’il s’agira d’une personne favorable à des taux d’intérêt plus bas.
Par ailleurs, le gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, a réaffirmé lundi que sa politique de relèvement des taux d’intérêt se poursuivra si l’économie et les prix évoluent conformément aux prévisions de l’institution. Cette position, qu’il a régulièrement défendue ces derniers mois, intervient après la décision de décembre d’augmenter les taux à leur plus haut niveau depuis trois décennies.
Huile
Les prix du pétrole brut ont reculé lundi, en raison de l’abondance des réserves mondiales, malgré les craintes liées à l’impact potentiel de la capture de Nicolás Maduro sur les flux pétroliers. Le Venezuela possède les plus importantes réserves pétrolières mondiales.
Les contrats à terme sur le Brent ont diminué de 23 cents américains, soit 0,4 %, pour atteindre 60,52 $ US le baril (valeur initiale : 60,75 $ US). Les contrats à terme sur le West Texas Intermediate (WTI) aux États-Unis ont quant à eux baissé de 21 cents américains, soit 0,4 %, à 57,11 $ US (valeur initiale : 57,32 $ US). Les indices de référence ont affiché une volatilité notable, les investisseurs évaluant les conséquences de la situation au Venezuela – un membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) soumis à un embargo américain – sur l’offre mondiale de pétrole.
Donald Trump a déclaré que Washington prendrait le contrôle du pays et que l’embargo resterait en vigueur, tandis que Nicolás Maduro est actuellement détenu dans une prison new-yorkaise en attendant son procès.
Les analystes estiment que, compte tenu des réserves pétrolières mondiales actuellement disponibles, une perturbation des exportations vénézuéliennes n’aura qu’un impact limité et immédiat sur les prix. La production pétrolière vénézuélienne a considérablement diminué au cours des dernières décennies en raison d’une gestion déficiente et du manque d’investissements étrangers suite à la nationalisation du secteur par Caracas dans les années 2000.

