Publié le 13 novembre 2023 06:22:00. Après des négociations intenses, Israël et le Hamas ont entamé un échange d’otages et de prisonniers, marquant une pause historique dans le conflit qui ravage la bande de Gaza. La libération de ces premiers otages suscite l’espoir d’une désescalade, tandis que l’acheminement de l’aide humanitaire vers le territoire palestinien est également en cours.
- L’armée israélienne a pris en charge sept otages libérés par le Hamas et les a transférés vers des hôpitaux après leur remise par le Comité international de la Croix-Rouge.
- Le Hamas a annoncé qu’il libérerait 20 otages en échange de plus de 1 900 prisonniers palestiniens détenus par Israël.
- Israël s’attend à la libération de tous les otages vivants détenus à Gaza d’ici lundi, parallèlement à l’afflux d’aide humanitaire dans le territoire.
La nouvelle de la libération des otages a déclenché des scènes de joie en Israël, où des dizaines de milliers de personnes ont suivi les événements en direct lors de projections publiques, notamment à Tel Aviv. Les familles des otages, longtemps dans l’incertitude, ont enfin pu exprimer leur soulagement.
Selon les informations disponibles, les sept premiers otages ont été pris en charge par l’armée israélienne après leur remise par le Comité international de la Croix-Rouge. Ils ont ensuite été transférés vers une base militaire pour retrouver leurs familles, avant d’être acheminés par hélicoptère vers des hôpitaux israéliens. Le chef d’état-major militaire israélien, le général Eyal Zamir, a déclaré :
« Dans quelques heures, nous serons tous réunis. »
Général Eyal Zamir, chef d’état-major militaire israélien
Cet accord de cessez-le-feu, qualifié de “révolutionnaire” par certains observateurs, prévoit la libération de plus de 1 900 prisonniers palestiniens détenus par Israël. Parmi eux, environ 250 purgent des peines de prison à vie, tandis que 1 700 autres ont été arrêtés à Gaza pendant le conflit et sont détenus sans inculpation. Israël prévoit également de récupérer les corps de 28 otages présumés décédés, et une cérémonie commémorative est prévue à Gaza en leur honneur.
Parallèlement à ces échanges, un afflux d’aide humanitaire est attendu dans la bande de Gaza, où la population est confrontée à une crise humanitaire majeure. L’organisme militaire israélien chargé de l’aide humanitaire a annoncé que le volume de l’aide entrant devrait augmenter dimanche pour atteindre environ 600 camions par jour, conformément aux termes de l’accord. L’Égypte a également annoncé l’envoi de 400 camions d’aide, transportant du matériel médical, des tentes, des couvertures, de la nourriture et du carburant. Préparer une vague d’aide.
Les Nations Unies se préparent également à intensifier leur aide, avec environ 170 000 tonnes de nourriture, de médicaments et d’autres fournitures humanitaires prêtes à être acheminées dès que les autorités israéliennes donneront leur feu vert. Les habitants de Gaza retournent aux décombres.
Le président américain Donald Trump devrait se rendre en Israël et en Égypte dans la journée pour célébrer ce cessez-le-feu. Il rencontrera les familles des otages et s’adressera à la Knesset, le parlement israélien. Il coprésidera également un “sommet de la paix” en Égypte avec des dirigeants régionaux et internationaux.
Malgré l’optimisme suscité par ces premiers développements, de nombreuses questions restent en suspens concernant l’avenir de Gaza et le sort du Hamas. La manière dont le cessez-le-feu sera appliqué à long terme, la gouvernance du territoire palestinien et le désarmement du Hamas sont autant de défis qui devront être relevés dans les prochains mois. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré sur X qu’il avait demandé à l’armée de se préparer à détruire le réseau de tunnels construits par le Hamas sous Gaza, une fois les otages libérés.
La guerre, qui a débuté le 7 octobre 2023 avec une attaque surprise du Hamas contre le sud d’Israël, a fait plus de 1 200 morts israéliens et 250 otages. Les bombardements israéliens sur Gaza ont quant à eux causé la mort de plus de 67 000 Palestiniens, selon le ministère de la Santé de Gaza, qui ne distingue pas les civils des combattants. Le lourd bilan de la guerre à Gaza.

