Publié le 29 décembre 2025 06:01:00. À Damas, un repas savoureux et copieux pour cinq personnes coûte moins de 40 euros, une preuve que le budget de 120 euros imposé par notre série est largement suffisant pour goûter aux délices de la cuisine syrienne.
- Le restaurant Beit Jabri, niché dans la vieille ville de Damas, offre une expérience culinaire authentique pour un prix modique.
- La cuisine syrienne est traditionnellement partagée, encourageant la convivialité et la découverte de multiples saveurs.
- Malgré la situation économique difficile, Damas conserve son charme et sa richesse gastronomique.
Dans le cadre de notre série consacrée à la découverte des meilleurs repas possibles pour 120 euros à travers le monde, Sally Hayden nous emmène à Damas, en Syrie. Loin de devoir épuiser le budget alloué, elle a découvert qu’un repas pour cinq personnes dans un restaurant traditionnel n’a coûté que 525 000 livres syriennes, soit environ 39,18 euros.
Beit Jabri, le restaurant choisi pour cette expérience, se cache derrière une porte discrète en bois dans les ruelles étroites de la vieille ville. Fondé dans les années 1990, il est installé dans une maison dont les murs ont près de 300 ans. La famille Jabri en est propriétaire. Un employé a précisé que le propriétaire se tient généralement assis dans un coin du restaurant, observant l’animation. Au centre de la cour intérieure, une grande fontaine apporte fraîcheur et sérénité, tandis que des orangers prospèrent parmi les tables. Les clients sont invités à explorer les différentes pièces du bâtiment.
Sally Hayden avait déjà visité Beit Jabri peu après les événements de décembre dernier, marquant un retour dans ce lieu qu’elle apprécie particulièrement. Elle souligne que la cuisine syrienne est conçue pour être partagée, chaque convive contribuant à la commande et suggérant des plats.
Le repas a commencé par une sélection de salades, notamment la rocca et le fattoush, un incontournable à base de pain croustillant. Des mezzés, comme le houmous de Beyrouth, généreusement parsemé de persil, et le moutabal, une délicieuse préparation à base d’aubergines, ont suivi. Côté plats principaux, les convives ont dégusté du poulet en sauce blanche servi dans une marmite, du helabi kebab – des brochettes de bœuf haché cuites avec des oignons et des tomates, accompagnées de tomates fraîches et de pain – ainsi que des foies de poulet (un plat moins apprécié par Sally Hayden, mais adoré par ses amis). Le repas a été complété par des assiettes de riz et de batata harra, des pommes de terre frites épicées et croustillantes.
L’absence d’alcool, courante dans de nombreux restaurants syriens, dont Beit Jabri, a permis de maintenir la facture basse. À la place, les convives ont opté pour de l’eau et ont terminé leur repas avec une tasse de thé chacun. D’autres boissons non alcoolisées sont proposées, comme un granité à la pêche (34 000 livres syriennes, soit 2,53 euros), un caramel frappé (45 000 livres syriennes, soit 3,36 euros) et un cocktail « Blue Hawaii » (30 000 livres syriennes, soit 2,23 euros).
Certains clients profitaient de l’occasion pour fumer de l’argileh, ou chicha, disponible dans une variété de saveurs (pomme, raisin, bubblegum, myrtille) pour 30 000 livres syriennes (2,23 euros). Pour le dessert, le menu propose une crêpe au chocolat (45 000 livres syriennes, soit 3,36 euros) et une crêpe fettuccine (65 000 livres syriennes, soit 4,85 euros).
Un autre restaurant voisin proposait des concerts de oud pendant les repas, mais Beit Jabri organise des soirées musicales le lundi, où les tables sont retirées pour accueillir des chanteurs et des musiciens. Les billets sont mis en vente une semaine à l’avance, selon un membre du personnel.
Pour une petite pause gourmande avant ou après un repas à Damas, Sally Hayden recommande de goûter un « cocktail » – un jus de fruits, parfois à base d’avocat, servi avec de l’ashta (une crème épaisse), des noix et des fruits hachés, à déguster à la cuillère. Une portion de baklava, de knafeh ou d’autres desserts traditionnels, disponibles dans les boutiques et stands de la vieille ville, ne coûte que quelques euros. instagram.com/beit.jabri.restaurant
