La Syrie connaît un regain d’intérêt de la part des investisseurs du Golfe, avec près de 28 milliards de dollars de nouveaux investissements attirés au cours du premier semestre 2025. Cet afflux de capitaux, annoncé par le président syrien Ahmed Al-Sharaa, témoigne d’un réengagement régional et d’une volonté de reconstruire le pays.
Lors d’une table ronde organisée dans le cadre de la neuvième édition de la Future Investment Initiative (FII) à Riyad, le président Al-Sharaa a précisé que des entreprises saoudiennes avaient déjà engagé des projets d’une valeur de 7 milliards de dollars. Parallèlement, des investissements qataris se concrétisent dans l’aéroport de Damas et dans des projets de production d’électricité d’une capacité totale de 5 000 mégawatts.
Selon le chef d’État syrien, ces investissements signalent un nouvel élan pour la Syrie, désormais perçue comme un acteur clé de la stabilité au Moyen-Orient. « Nous voulons reconstruire la Syrie via des investissements », a-t-il déclaré, soulignant l’ambition du pays de devenir un « corridor commercial » reliant les marchés régionaux et internationaux.
La Syrie a également renforcé ses relations avec les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, ouvrant la voie à une réintégration économique et diplomatique. L’implication des Émirats arabes unis et de l’Arabie saoudite dans des projets d’envergure, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’aviation et de l’énergie, illustre, selon M. Al-Sharaa, la confiance à long terme des investisseurs.
Pour attirer davantage de capitaux étrangers, la Syrie a récemment modifié sa législation en matière d’investissement. Le nouveau cadre juridique a été classé parmi les dix premiers au monde, ce qui, selon le gouvernement syrien, rend le pays plus attractif pour les investisseurs internationaux.
Ce réengagement des économies du Golfe est considéré comme un signe positif quant à la stabilisation et au potentiel économique de la Syrie. Le pays ambitionne de s’intégrer pleinement dans les chaînes d’approvisionnement régionales et de diversifier sa base énergétique et ses infrastructures.
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