Publié le 20 octobre 2025. Le cholestérol élevé représente une menace croissante pour la santé cardiaque, et les spécialistes soulignent que certains aliments de notre alimentation quotidienne peuvent contribuer silencieusement à son augmentation, augmentant ainsi le risque de maladies cardiovasculaires.
- Une mauvaise alimentation est la deuxième cause de mortalité cardiovasculaire, après l’hypertension artérielle.
- Les viandes rouges et transformées, les produits de boulangerie industriels et les aliments frits sont particulièrement à surveiller.
- Limiter la consommation de sucre et de sel, et privilégier une alimentation riche en fruits, légumes et grains entiers est essentiel pour protéger sa santé cardiovasculaire.
Le taux de cholestérol élevé est devenu un enjeu majeur de santé publique, menaçant la santé du cœur et des artères. Contrairement à une idée reçue, réduire sa consommation de sucre ne suffit pas toujours à se protéger. De nombreux aliments que nous consommons régulièrement peuvent, en réalité, augmenter discrètement le taux de cholestérol et accroître le risque de maladies cardiovasculaires, selon des experts internationaux.
Selon Harvard Health, environ un tiers des décès liés aux maladies cardiaques dans le monde sont directement imputables à l’alimentation. Sean Taylor, directeur de Science et Santé Cardiaque à la Fédération Mondiale du Cœur, a souligné qu’une mauvaise alimentation est la deuxième cause de mortalité cardiovasculaire, juste derrière l’hypertension artérielle. Cette situation souligne la nécessité d’une réévaluation et d’une amélioration des habitudes alimentaires.
Les viandes rouges et transformées sont particulièrement pointées du doigt. La cardiologue Élisabeth-Claude, de la Clinique Mayo et de l’Université Johns Hopkins, recommande de limiter la consommation de viande rouge à 85 grammes par semaine, voire de l’éviter complètement, pour maintenir un taux de cholestérol sain. Même la volaille, bien que moins problématique, contient des graisses saturées et ne doit pas être consommée en excès. En alternative, elle suggère de privilégier les poissons et les crustacés, préparés sans ajout de beurre.
Les produits de boulangerie ultra-transformés et industriels constituent également une source de risque importante. Ces produits, tels que les biscuits, les gâteaux, les viennoiseries et les plats préparés, sont souvent riches en farines raffinées, en graisses et en sucres ajoutés.
« Tous ces éléments sont en grande partie responsables de l’hypercholestérolémie. »
Élisabeth-Claude, cardiologue à la Clinique Mayo et à l’Université Johns Hopkins
Il est donc conseillé de préparer ces aliments à la maison afin de mieux contrôler les ingrédients. L’excès de sel et de sucre libre présents dans les produits ultra-transformés renforce leurs effets négatifs sur la santé cardiaque.
Les graisses saturées, présentes notamment dans les viandes grasses, les saucisses, les produits laitiers entiers et les produits de boulangerie industrielle, sont également à surveiller. Le processus de cuisson dans l’huile augmente encore la teneur en graisses saturées. Il est préférable de privilégier la cuisson à la vapeur, au four ou d’utiliser une friteuse à air, qui nécessite moins de matière grasse et permet d’obtenir des résultats similaires en termes de goût et de texture.
En outre, il est crucial de limiter l’apport en sel et en sucres ajoutés. Une consommation excessive de sel augmente la tension artérielle, un facteur de risque majeur de maladies cardiaques. Il est recommandé de ne pas dépasser cinq grammes de sel par jour (l’équivalent d’une cuillère à café) et d’utiliser des herbes, des épices ou du jus de citron pour assaisonner les plats. Quant au sucre, l’apport ne devrait pas dépasser 5 à 10 % de l’apport calorique quotidien – soit environ six cuillères à café pour les femmes et neuf pour les hommes – en réservant les sucreries aux occasions spéciales et en réduisant le sucre dans les boissons chaudes.
Les mauvaises habitudes alimentaires contribuent également à l’augmentation de l’obésité, du diabète et du cancer du côlon, en plus des maladies cardiovasculaires. Selon le rapport sur la santé mondiale 2025, deux adultes sur trois pourraient être obèses d’ici 2050 si les tendances actuelles se maintiennent. La consommation excessive de ces produits est liée à 10 % des décès cardiovasculaires, ce qui souligne l’urgence d’une modification des habitudes alimentaires.
Pour réduire ces risques, les spécialistes recommandent de privilégier les aliments frais et non transformés. Augmenter la consommation de céréales complètes, de fruits, de légumes, de noix, de graines et de poissons gras améliore considérablement la santé cardiaque. Il est conseillé de consommer au moins cinq portions de fruits et légumes par jour, deux portions de poisson par semaine (dont au moins une portion de poisson gras) et de choisir du pain et des pâtes à grains entiers, riches en fibres et faibles en sel et en sucre ajoutés. L’éducation nutritionnelle dès l’enfance est également essentielle pour prévenir les futures maladies cardiaques.
Enfin, il est important de souligner que l’excès de sucre dans l’alimentation contribue au dépôt de graisse dans les artères et au développement de maladies cardiaques. Pour prendre soin de sa santé cardiovasculaire, il est essentiel de réduire progressivement la consommation de sucre et de réserver les aliments sucrés aux occasions exceptionnelles.
