L’arthroplastie du genou, une intervention chirurgicale de plus en plus courante, offre une solution durable pour les patients souffrant d’arthrite sévère. Une précision accrue, notamment grâce à l’assistance robotique, permet aujourd’hui d’espérer une prothèse fonctionnelle et durable, pouvant atteindre 15 à 20 ans.
Pour les personnes dont la douleur liée à l’arthrose du genou ne peut être soulagée par des médicaments ou des injections, l’arthroplastie peut représenter une option viable. Le docteur Han Hyeon-min, chirurgien orthopédiste à l’hôpital Sacré-Cœur de Hangang de l’Université Hallym, explique que l’intervention est généralement envisagée au stade 3 de la progression de l’arthrite, soit un stade intermédiaire ou avancé, et chez les patients de plus de 65 ans. La décision finale dépend toutefois de l’activité du patient et de l’évolution de sa condition.
L’opération consiste à remplacer les surfaces articulaires endommagées par une prothèse. « Minimiser les erreurs et les dommages aux tissus est crucial pour garantir une intervention chirurgicale précise et sûre », souligne le docteur Han. Un alignement parfait de la jambe est essentiel pour optimiser l’amplitude des mouvements et la longévité de la prothèse.
Ces dernières années, la chirurgie robotique a considérablement évolué. Alors qu’il y a une dizaine d’années, le processus de réduction des erreurs était complexe et l’opération plus longue, les technologies actuelles permettent une analyse précise de la forme osseuse et de l’état de l’articulation grâce à l’imagerie tomodensitométrique. « La chirurgie robotique effectue l’opération avec précision et sans erreur, sur la base de valeurs calculées par ordinateur », précise le docteur Han. De plus, cette technique réduit le risque de complications telles que les embolies, les saignements et les infections postopératoires.
Après une arthroplastie du genou, un suivi rigoureux est indispensable. Il est important de maintenir un poids de forme et d’éviter la sédentarité. Une activité physique régulière, comme la marche ou la natation, contribue à préserver la solidité de l’articulation artificielle sur le long terme.
