L’ancien Premier ministre népalais K.P. Sharma Oli a finalement accepté de témoigner devant une commission d’enquête gouvernementale, quelques jours après avoir refusé de se présenter. Sa déclaration intervient dans le cadre des investigations sur la répression violente des manifestations qui ont conduit à la chute de son gouvernement en septembre dernier.
Selon Bigyan Raj Sharma, porte-parole de la commission, M. Oli a fait une déclaration lorsque les enquêteurs se sont rendus à sa résidence pour lui signifier une convocation. « Il a fait une déclaration », a-t-il simplement indiqué aux journalistes, sans préciser le contenu de celle-ci. On ignore à ce stade si d’autres interrogatoires sont prévus.
Les troubles, qui ont débuté suite à une brève interdiction des réseaux sociaux, ont fait 77 morts. Ils ont rapidement pris de l’ampleur, alimentés par le mécontentement populaire face à des années de stagnation économique et aux accusations de corruption politique endémique. Dès le 9 septembre, les manifestations s’étaient étendues à l’ensemble du pays, et des bâtiments publics, dont le Parlement, ont été incendiés, précipitant la chute du gouvernement Oli.
L’ancien Premier ministre avait initialement justifié son refus de comparaître en dénonçant un manque de « base constitutionnelle » de la commission d’enquête.
