Publié le 15 novembre 2025. Une étude observationnelle menée par des chercheurs chinois suggère un lien entre la présence de cellules T auxiliaires périphériques (Tph) et la sévérité du lupus érythémateux systémique (LES), en particulier chez les patients souffrant d’arthrite, ouvrant potentiellement de nouvelles voies thérapeutiques.
- Les patients atteints de lupus présentent une proportion plus élevée de cellules Tph que les individus sains.
- La présence de ces cellules est significativement corrélée à l’activité de la maladie et aux niveaux de l’indice de gravité de la maladie.
- Les taux plasmatiques de TGF-β1, une cytokine impliquée dans la régulation immunitaire, sont également plus élevés chez les patients atteints de lupus et corrélés à la présence de cellules Tph.
Le lupus érythémateux systémique (LES) est une maladie auto-immune chronique complexe, caractérisée par une inflammation généralisée et des atteintes multiples des organes. Les mécanismes pathogènes impliqués dans le développement du LES restent encore mal compris, mais on sait que les cellules T jouent un rôle crucial dans la réponse immunitaire anormale qui sous-tend la maladie. Les cellules T auxiliaires périphériques (Tph), un sous-ensemble spécifique de lymphocytes T, sont impliquées dans la régulation de l’immunité et pourraient jouer un rôle important dans la pathogenèse du LES.
Pour mieux comprendre le rôle des cellules Tph dans le LES, une équipe de chercheurs a mené une étude observationnelle auprès de 50 patients atteints de lupus et de 20 témoins sains. Les chercheurs ont analysé la fréquence des cellules Tph dans les cellules mononucléées du sang périphérique des participants et ont mesuré les taux plasmatiques de cytokines, notamment le facteur de croissance transformant bêta 1 (TGF-β1). Les résultats ont révélé que la proportion de cellules Tph était significativement plus élevée chez les patients atteints de lupus que chez les témoins sains (p < 0,05). De plus, la prévalence des cellules Tph était particulièrement élevée chez les patients présentant des symptômes d'arthrite (p < 0,05).
L’analyse de corrélation a montré que la prévalence des cellules Tph était liée à l’indice d’activité de la maladie et au nombre de cellules CD19+ (un marqueur des lymphocytes B) chez les patients atteints de lupus. Les taux plasmatiques de TGF-β1 étaient également significativement plus élevés chez les patients atteints de lupus que chez les témoins sains, et une corrélation directe a été observée entre les taux de TGF-β1 et la proportion de cellules Tph. Ces résultats suggèrent que les cellules Tph pourraient jouer un rôle dans la régulation de la réponse immunitaire et la progression de la maladie chez les patients atteints de lupus.
Selon les chercheurs, ces découvertes pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant les cellules Tph pour traiter le lupus érythémateux systémique, en particulier chez les patients souffrant d’arthrite. Des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer le potentiel thérapeutique de cette approche.
Copyright © 2025 les auteurs. Publié par Wolters Kluwer Health, Inc.
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