Mis à jour le mardi 30 décembre à 18h47. L’avenir de la Pilot Flight Academy (PFA), une école de pilotage norvégienne, est incertain. Une décision concernant une éventuelle faillite a été reportée au 1er janvier, laissant les étudiants dans l’attente et l’inquiétude.
- La PFA a reporté sa décision concernant une éventuelle faillite au 1er janvier.
- Les étudiants ont été informés de se préparer à une possible faillite juste avant Noël.
- Les étudiants, venus de tout le pays, s’inquiètent de l’impact sur leurs études et leurs examens.
La veille de Noël, les étudiants et le personnel de la Pilot Flight Academy (PFA) ont reçu un message de la directrice générale, Henriette Møller Nilsen, les invitant à se préparer à une éventuelle faillite. Cette annonce a plongé les élèves dans l’incertitude, alors qu’ils approchent de la fin de leur formation.
« Je ne suis pas rentré chez moi pendant les vacances de Noël en pensant que c’était une issue possible », confie Emil Forsland à VG. Il a débuté ses études de pilotage en août et apprécie particulièrement la qualité de l’enseignement, tout comme son camarade de classe Eric Aagaard Davis, originaire d’Oslo.
« C’est un programme exigeant et qui demande beaucoup de travail, mais nous avons d’excellents instructeurs. Je suis très satisfait de l’école », affirme Aagaard Davis.
La PFA avait initialement prévu de prendre une décision le lundi 29 décembre. Le conseil d’administration a finalement annoncé qu’il avait besoin de plus de temps pour « assurer la prise en charge des étudiants », comme l’indique un communiqué de presse.
« C’est pourquoi le conseil d’administration de la PFA a jugé opportun aujourd’hui de reporter la décision concernant l’avenir de l’école au 1er janvier 2026 au soir », précise le communiqué.
La directrice Møller Nielsen regrette ce nouveau délai, mais demande à être comprise, soulignant qu’il est nécessaire de prendre en compte la situation des étudiants. Elle explique également qu’il est difficile de fournir des informations supplémentaires avant la réunion du conseil d’administration du 1er janvier.
VG a tenté de contacter la directrice Møller Nielsen, mais elle a renvoyé vers le communiqué de presse.
Les étudiants sont particulièrement préoccupés par le calendrier des examens. Ils doivent valider tous les examens dans un délai de 18 mois à compter du premier examen, passé en novembre dernier. Ils ont déjà passé quatre examens ce semestre et doivent en réussir neuf autres dans les 18 mois à venir.
« Aurons-nous une place dans une autre école rapidement, ou dans six mois ? Les 13 examens restants dans un délai de 18 mois ajoutent une pression supplémentaire », explique Aagaard Davis.
Eric Aagaard Davis, étudiant à la PFA
Les deux étudiants ont choisi la PFA en raison de sa bonne réputation. Ils reconnaissent toutefois que la situation financière de l’école était préoccupante.
« Tout ce que j’avais entendu était vrai, mais il est difficile de dire si j’aurais postulé ici si j’avais su à quel point la situation économique était fragile », déclare Aagaard Davis.
Eric Aagaard Davis, étudiant à la PFA
Ils comprennent les difficultés de l’école, mais soulignent la frustration de ne pas savoir ce qui va se passer.
« Ce n’est pas une situation que quiconque souhaite vivre. Ils doivent simplement faire de leur mieux. C’est difficile de rester assis ici jour après jour sans savoir ce qui se passe. C’est le plus frustrant », conclut Aagaard Davis.
Eric Aagaard Davis, étudiant à la PFA
Le syndicat Parat, qui représente le personnel et les étudiants de la PFA, met en garde contre le paiement des frais de scolarité. Il conseille aux étudiants de suspendre leurs paiements, car ils pourraient ne pas être remboursés en cas de faillite.
La rentrée scolaire est actuellement prévue le 5 janvier. Les étudiants, venus de tout le pays et même de l’étranger, ne savent pas s’ils pourront reprendre leurs études.
