Publié le 22 novembre 2025 à 18h47. L’ancien chef de cabinet de Javier Milei, Guillermo Francos, a révélé les circonstances de sa démission, évoquant des pressions exercées sur le président et une période difficile pour celui-ci, tout en affirmant qu’il ne nourrit aucun ressentiment.
- Guillermo Francos a démissionné de son poste de chef de cabinet après une rencontre avec le président Javier Milei.
- Il affirme que le président était soumis à des pressions pour modifier la composition de son gouvernement.
- Francos se dit prêt à aider le gouvernement à l’avenir, tout en soulignant l’importance de la rigueur budgétaire.
Dans une interview à la radio, Guillermo Francos a détaillé les événements qui ont conduit à sa démission, il y a quelques semaines, et à la nomination de Manuel Adorni à son poste. Il a suggéré que Javier Milei était confronté à des pressions pour apporter des changements à son équipe dirigeante et traversait une période délicate.
« Je n’oublie pas, mais je ne garde pas rancune. »
Guillermo Francos, ancien chef de cabinet
C’est la première fois que l’ancien responsable s’exprime publiquement depuis son départ. Il a expliqué que des rumeurs concernant son possible remplacement avaient circulé après les élections législatives nationales d’octobre, ce qui l’avait incité à demander un entretien avec le président.
« Peu avant les élections, de nombreux changements de ministres ont été évoqués. J’ai parlé avec le président après les élections. En voyant cette situation, j’ai imaginé que le président devait prendre une décision à ce sujet et qu’il traversait une période difficile. »
Guillermo Francos, ancien chef de cabinet
Francos a souligné la nature amicale de sa relation avec Milei, tout en reconnaissant qu’il y avait des pressions externes qui l’ont poussé à reconsidérer sa position.
« Il a subi des pressions de différents types sur la question de la formation de son gouvernement. »
Guillermo Francos, ancien chef de cabinet
Il a précisé qu’il avait proposé sa démission au président, ne souhaitant pas être un obstacle à la mise en place d’une équipe gouvernementale plus coordonnée. Il a ajouté que Milei lui avait fait part de la nécessité d’apporter des changements au sein du cabinet et que son départ faciliterait cette transition.
Il a également évoqué une « petite campagne » à son encontre sur les réseaux sociaux, sans pour autant l’imputer à une volonté délibérée de déstabilisation. Selon un article de La Nación, des tensions existaient entre Francos et l’entourage du conseiller présidentiel Santiago Caputo.
Concernant son avenir, Francos a affirmé qu’il restait à la disposition du gouvernement pour toute collaboration future. Il a également confirmé qu’il continuerait à exercer ses fonctions de directeur chez YPF, la compagnie pétrolière nationale, au nom de l’État. Il a démenti avoir perçu des sommes importantes pour ce travail, soulignant l’efficacité du nouveau président d’YPF, Horacio Marín.
Il s’est montré favorable à la nomination de Manuel Adorni comme nouveau chef de cabinet, estimant qu’il avait les qualités nécessaires pour assumer cette fonction.
« Il n’est pas issu de la politique, mais il s’est révélé être un porte-parole très original. Je pense qu’il peut assumer le rôle du chef d’état-major et le coordonner sans problème. »
Guillermo Francos, ancien chef de cabinet
Francos a également commenté la récente rencontre entre Javier Milei et l’ancien président Mauricio Macri à Olivos, soulignant que Macri avait une vision différente de la gestion publique, mais qu’il restait favorable au soutien de Milei dans les domaines essentiels. Cette réunion, qui a duré plus de deux heures, s’est déroulée dans un contexte de spéculations concernant les changements au sein du cabinet.
Enfin, il a insisté sur la difficulté de concilier les demandes des gouverneurs provinciaux avec les contraintes budgétaires du pays.
« Ce sont les revendications des gouverneurs devant un État national qui n’a pas les ressources nécessaires pour répondre à ces revendications. »
Guillermo Francos, ancien chef de cabinet
Il a souligné que la priorité du président était de rétablir l’équilibre des finances publiques, ce qui impliquait des sacrifices et des négociations difficiles.
