Publié le 30 décembre 2025 à 17h30. Des cambriolages audacieux visant les coffres-forts des banques allemandes, marqués par des tunnels, des foreuses et des pertes considérables, rappellent des affaires spectaculaires du passé, alors qu’un nouveau vol d’environ 30 millions d’euros vient d’être révélé à Gelsenkirchen.
- Une effraction récente dans une succursale d’une caisse d’épargne à Gelsenkirchen a mis au jour un butin estimé à 30 millions d’euros.
- Des cas similaires se sont produits à Lübeck, Norderstedt et Berlin, impliquant des méthodes sophistiquées et des pertes importantes.
- Les enquêtes se poursuivent, et les banques sont confrontées à des litiges concernant l’indemnisation des victimes.
Des cambrioleurs ingénieux, capables de louer des locaux adjacents, d’utiliser des équipements spécialisés ou de creuser des tunnels souterrains, ont réussi à plusieurs reprises à s’introduire dans les coffres-forts des banques allemandes. Ces opérations audacieuses se soldent systématiquement par le vol de sommes considérables et d’objets de valeur.
L’affaire de Gelsenkirchen, avec un butin d’environ 30 millions d’euros, a ravivé les souvenirs d’autres cambriolages spectaculaires survenus en Allemagne. En décembre 2024, à Lübeck, des malfaiteurs s’étaient introduits dans plus de 300 casiers d’une succursale de la Deutsche Bank, dérobant des bijoux, des objets de valeur, des documents personnels et de l’argent liquide pour une valeur totale dépassant les 18 millions d’euros. Un an plus tard, la banque avait versé plus de sept millions d’euros aux personnes concernées, tandis que l’enquête se poursuivait, selon le procureur de Lübeck en décembre 2025.
En août 2021, à Norderstedt, des inconnus avaient vidé environ 650 casiers de la Hamburger Sparkasse. Les auteurs avaient utilisé une carotteuse pour pénétrer dans le coffre-fort depuis des locaux loués au-dessus de la succursale. Le butin, comprenant de l’argent, de l’or, des bijoux et d’autres objets de valeur, était estimé à des dizaines de millions d’euros. Cette affaire a donné lieu à des litiges juridiques concernant le montant que la caisse d’épargne devait verser aux victimes, le contrat prévoyant un plafond de 40 000 euros par casier.
Plus tôt, en janvier 2013, à Berlin, des braqueurs de banque avaient creusé un tunnel de 45 mètres de long pour s’introduire dans une succursale de la Volksbank du quartier de Steglitz. Ils avaient ouvert environ 300 casiers et s’étaient emparés d’un butin d’une dizaine de millions d’euros. Le crime avait été planifié de longue date, les auteurs, toujours inconnus, ayant creusé le passage pendant plusieurs mois, selon la police. À l’époque, la banque avait refusé d’indemniser intégralement les victimes.
