L’artiste Kathia St Hilaire explore les thèmes de l’oppression, du traumatisme et de la résilience à travers des œuvres complexes mêlant métal, caoutchouc, toile et gravure. À l’occasion de sa première exposition personnelle d’envergure à Paris, elle revient sur l’importance de ses racines haïtiennes et l’influence du vaudou sur sa création.
Les créations de Kathia St Hilaire se distinguent par leur superposition de matériaux et de techniques. Elle utilise le métal, le caoutchouc, la toile et la gravure pour donner vie à des scènes qui évoquent à la fois la souffrance et l’espoir. L’artiste puise son inspiration dans l’histoire et la culture haïtiennes, notamment dans les pratiques vaudou.
« L’intégration de mes ancêtres haïtiens dans mes œuvres est essentielle », explique Kathia St Hilaire. « Le vaudou, avec sa richesse symbolique et sa vision cyclique du monde, est une source d’inspiration constante pour mon travail. »
L’artiste entretient un dialogue particulier avec l’œuvre du poète haïtien Frankétienne, qu’elle considère comme une âme sœur. Elle partage avec lui une vision du monde chaotique, mais aussi une croyance en la possibilité du renouveau. « Frankétienne a su exprimer avec une force poétique la complexité de l’expérience haïtienne », ajoute-t-elle. « Sa vision cyclique de l’histoire résonne profondément avec ma propre approche artistique. »
Cette exposition à Paris marque une étape importante dans le parcours de Kathia St Hilaire, lui permettant de présenter son travail à un public plus large et de partager sa vision unique du monde.
