Publié le 24 décembre 2025 à 12h45. Les autorités australiennes ont arrêté deux individus en lien avec des publications antisémites et pro-nazies sur les réseaux sociaux, suite à l’attaque de Bondi Beach à Sydney et dans un contexte de renforcement des lois sur les armes et le terrorisme.
- Un homme de 39 ans a été arrêté pour avoir publié des messages soutenant les auteurs de l’attaque de Bondi Beach et exprimant une haine envers les Juifs.
- Un ressortissant britannique s’est vu révoquer son visa après avoir partagé une croix gammée en ligne.
- Le parlement de Nouvelle-Galles du Sud a adopté une nouvelle législation renforçant le contrôle des armes à feu et interdisant l’affichage de symboles terroristes.
Un homme de 39 ans a été interpellé en Australie après avoir publié des messages antisémites sur les réseaux sociaux, peu après l’attaque survenue à Bondi Beach, à Sydney. Selon la police, il aurait écrit qu’il soutenait « à 100 pour cent » les auteurs de l’attaque, affirmant qu’ils avaient « le droit de se défendre contre les Juifs et tous les futurs Juifs ».
Une perquisition à son domicile a révélé la présence de six armes à feu et d’environ 4 000 cartouches (1 800 munitions). Les forces de l’ordre ont également découvert des drapeaux des organisations terroristes Hamas et Hezbollah. Des notes retrouvées contenaient des déclarations antisémites, des références à Adolf Hitler et à l’Holocauste, ainsi que du matériel permettant de fabriquer une bombe. L’ensemble de ces objets a été saisi.
L’homme est accusé de détention illégale d’armes et d’incitation à la haine raciale. Il a comparu devant un tribunal à Perth, dans l’ouest du pays, et a été placé en détention provisoire.
Parallèlement, les autorités australiennes ont révoqué le visa d’un citoyen britannique de 43 ans après qu’il ait partagé une croix gammée sur les réseaux sociaux. L’homme avait été inculpé le 8 décembre pour incitation à la violence et affichage d’un symbole nazi sur la plateforme X.
Lors de son arrestation, des armes, dont des épées ornées de croix gammées, ont été découvertes à son domicile. Il est accusé d’adhérer à une idéologie pro-nazie, d’une haine spécifique envers la communauté juive et d’incitation à la violence à son encontre.
Le ministre de l’Intérieur, Burke, a rappelé que l’Australie considère les personnes se rendant sur son territoire avec un visa comme des invités. Médias australiens. Il avait tenu des propos similaires le mois dernier, lorsque l’Australie avait refusé l’entrée à un ressortissant sud-africain après qu’il ait participé à une manifestation néonazie à Sydney.
Suite à l’attaque de Bondi Beach, le parlement de l’État de Nouvelle-Galles du Sud a adopté en début de semaine une nouvelle législation sur les armes à feu et la lutte contre le terrorisme. Les résidents pourront désormais détenir un maximum de quatre armes à feu (contre une limite non précisée auparavant), tandis que les agriculteurs pourront en conserver jusqu’à dix. L’affichage public de symboles terroristes, tels que les drapeaux de l’EI, du Hamas ou du Hezbollah, sera également interdit.
La nouvelle législation permet également de limiter les manifestations jusqu’à trois mois après une attaque terroriste. Le Premier ministre de l’État, Minns, a qualifié les nouvelles lois sur les armes à feu de « les plus strictes d’Australie ».
Ces mesures interviennent après l’attaque de Sydney, le 14 décembre, où un père et son fils ont ouvert le feu sur des personnes rassemblées pour Hanoukka, la fête juive des lumières, faisant quinze victimes. Le père de famille a été abattu par la police, tandis que son fils de 24 ans est en garde à vue. Les autorités australiennes estiment que les deux hommes étaient inspirés par le groupe terroriste État islamique (EI).
