Dubaï confirme son statut de refuge pour les investisseurs internationaux, attirés par des rendements immobiliers en forte croissance et une économie stable. Les prix ont bondi de plus de 15 % sur un an, avec une augmentation spectaculaire de 41 % pour les villas, tandis que l’offre disponible se raréfie.
« C’est le moment idéal pour investir », affirme Lewis Allsopp, président d’Allsopp & Allsopp. « Les résultats parlent d’eux-mêmes : ceux qui ont investi par le passé constatent une croissance régulière et des rendements solides. Avec l’engagement des professionnels du secteur et la prospérité de l’économie des Émirats arabes unis dans divers domaines, Dubaï continue d’offrir des opportunités de retour sur investissement à long terme très intéressantes. »
Selon Christopher Cina, directeur des ventes chez Betterhomes, l’attrait de Dubaï réside également dans son potentiel de revenus non imposables, sa position stratégique de plaque tournante mondiale et ses infrastructures de premier ordre. L’incertitude économique mondiale, exacerbée par les récentes mesures tarifaires américaines, pousse les investisseurs à se tourner vers des marchés plus sûrs comme Dubaï. De plus, l’affaiblissement du dollar américain – auquel le dirham des Émirats arabes unis est indexé – rend l’immobilier dubaiote plus accessible aux acheteurs étrangers, notamment en provenance d’Europe, d’Inde et de Russie.
Cependant, M. Cina souligne l’importance d’une analyse rigoureuse avant de se lancer : « Personne ne possède de boule de cristal, mais une multitude de données sont disponibles. Les investisseurs doivent surveiller attentivement les perspectives économiques mondiales, la force des monnaies, les chiffres de l’offre, la croissance démographique et les tendances des prix à Dubaï, tant au niveau général que dans les quartiers spécifiques qui les intéressent. »
Les prix de l’immobilier ont connu une « évolution significative » en 2024, selon M. Allsopp, avec une croissance constante et sans signe de ralentissement. Les villas et maisons de ville ont particulièrement bien performé, avec une augmentation moyenne de 41 % de leur prix, en raison d’une forte demande et d’une offre limitée. Cette pénurie devrait maintenir les prix de ces types de biens à un niveau élevé.
Quels sont les quartiers les plus prometteurs pour les investisseurs ? M. Allsopp recommande de privilégier les zones dotées d’infrastructures solides, de projets de développement intéressants et d’une forte demande locative. Ces critères sont essentiels pour garantir la valeur à long terme et l’appréciation du capital.
Il conseille également de surveiller de près les projets de villas sur plan, en raison du manque d’offre actuel sur le marché. « Ce déséquilibre crée un environnement de prix compétitif et offre une forte opportunité d’appréciation du capital à long terme pour les villas », explique-t-il.
M. Cina de Betterhomes met en avant plusieurs zones attractives, en soulignant que le choix entre acheter et louer dépend des besoins et de la situation de chaque investisseur. Il note que, compte tenu des taux d’intérêt actuels, les remboursements hypothécaires sont souvent inférieurs aux coûts de location de biens comparables, ce qui rend l’achat financièrement avantageux pour ceux qui envisagent de rester à Dubaï à moyen et long terme.
Parmi les projets suscitant l’intérêt, il cite Palm Jebel Ali, avec les importants développements d’infrastructures initiés par Nakheel, ainsi que les nouveaux projets de Majid Al Futtaim, comme Bois de Ghaf, et les différents lancements d’Emaar, notamment Oasis et Emaar South.
Les acheteurs britanniques ont dominé le marché au premier trimestre, motivés par des considérations de style de vie et des taux de change favorables, selon M. Allsopp. Les investisseurs indiens restent également très présents, recherchant des biens à la fois pour leur propre usage et pour la location. Un intérêt croissant se manifeste également de la part des investisseurs canadiens, libanais et français, attirés par la stabilité et les incitations à l’investissement de Dubaï.
Pour les primo-accédants, M. Cina recommande de faire appel à une agence immobilière fiable, de bien définir son budget et de prendre en compte tous les coûts associés, d’obtenir une pré-approbation de prêt hypothécaire et de déterminer ses priorités. « Il est essentiel de comprendre ce qui est négociable et ce qui ne l’est pas, car les bonnes propriétés ne restent pas longtemps sur le marché », souligne-t-il. Il met en garde contre les erreurs courantes, telles que le fait de ne pas consulter un courtier hypothécaire dès le début et de ne pas analyser en profondeur les implications financières avant de visiter les biens.
M. Allsopp insiste sur l’importance de prendre le temps de se renseigner sur les différents quartiers, de vérifier les antécédents des promoteurs et d’identifier les types de biens qui correspondent le mieux à ses contraintes financières et à ses objectifs de rendement. « Il est essentiel de bien comprendre les plans de paiement, les frais de service et les rendements locatifs potentiels. Une bonne préparation et des conseils avisés sont les clés du succès », conclut-il.
