La Havane a fermement démenti lundi toute négociation avec les États-Unis, après les déclarations du président américain Donald Trump suggérant l’existence de discussions secrètes entre les deux pays. Cette prise de position intervient alors que Washington intensifie la pression sur Cuba, notamment en menaçant de couper l’aide économique vénézuélienne dont dépend l’île.
Donald Trump avait affirmé dimanche aux journalistes que les États-Unis étaient « en train de parler à Cuba », sans préciser la nature de ces échanges. Il avait également averti La Havane de « conclure un accord » rapidement, sous peine de voir cesser tout approvisionnement en pétrole et en argent provenant du Venezuela. Sur sa plateforme Truth Social, il a même lancé : « Il n’y aura plus de pétrole ni d’argent à Cuba – zéro ! Je leur suggère fortement de conclure un accord, avant qu’il ne soit trop tard. »
Le président cubain Miguel Díaz-Canel a catégoriquement nié ces affirmations. Il a précisé qu’il n’y avait eu aucun contact avec le gouvernement américain, hormis des échanges techniques concernant les questions migratoires. « Comme le démontre l’histoire », a-t-il déclaré, « pour que les relations entre les États-Unis et Cuba progressent, elles doivent s’appuyer sur le droit international plutôt que sur l’hostilité, les menaces et la coercition économique. »
Washington impose des sanctions économiques sévères à Cuba depuis des décennies, mais l’administration Trump a récemment accentué la pression. Ces mesures interviennent dans un contexte de tensions régionales, notamment après l’opération menée le 3 janvier pour destituer le président vénézuélien Nicolás Maduro. Cuba a déjà dénoncé ce qu’elle qualifie de « terrorisme d’État » contre le Venezuela, avertissant que La Havane pourrait être la prochaine cible.
