Publié le 12 janvier 2026 à 03h23. Donald Trump a créé la polémique en se proclamant sur son réseau social Truth Social « président par intérim du Venezuela », une déclaration qui intervient dans un contexte de tensions régionales accrues et de remises en question de la politique américaine envers l’Amérique latine.
- L’ancien président américain s’est auto-proclamé « président par intérim du Venezuela » sur Truth Social.
- Il a également affiché son soutien à Marco Rubio pour un éventuel rôle de leadership à Cuba.
- Trump a menacé de couper l’approvisionnement pétrolier vénézuélien à Cuba.
Donald Trump continue de faire des vagues sur la scène internationale. Le 11 janvier, l’ancien président américain a publié sur son réseau social Truth Social une image le présentant comme le 45e et 47e président des États-Unis, mais aussi, de manière surprenante, comme le « président par intérim du Venezuela ». Selon cette publication, cette fonction lui aurait été attribuée dès janvier 2026. Le message, qui a rapidement recueilli plus de 11 000 « j’aime », environ 3 000 partages et plus de 1 500 commentaires, a été interprété comme une déclaration directe sur son rôle potentiel dans la politique vénézuélienne.
Cette annonce intervient alors que les tensions sont vives dans la région, notamment après les récentes déclarations de Trump concernant le Venezuela et Cuba. L’ancien président a notamment évoqué l’opération militaire américaine appelée « Résolution absolue », dont l’objectif affiché est de destituer Nicolás Maduro du pouvoir.
Quelques heures avant de publier l’image concernant le Venezuela, Trump avait déjà utilisé Truth Social pour exprimer son soutien à Marco Rubio, actuel secrétaire d’État américain, dans un éventuel scénario où celui-ci deviendrait président de Cuba. Il a partagé une publication du réseau X affirmant que « Marco Rubio sera président de Cuba », à laquelle il a répondu laconiquement : « Ça me semble bien ! »
Parallèlement, Trump a adressé un avertissement direct au gouvernement cubain, menaçant de mettre fin à l’approvisionnement en pétrole et en ressources économiques du Venezuela vers l’île. Il a affirmé que Cuba dépend depuis des années du pétrole brut vénézuélien et de transferts financiers en échange de « services de sécurité » fournis aux gouvernements de Hugo Chávez et Nicolás Maduro.
« Il n’y aura plus de pétrole ni d’argent (du Venezuela) pour Cuba ! Zéro ! Je vous suggère de parvenir à un accord avant qu’il ne soit trop tard. »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Trump a également déclaré que, après la capture de Maduro, le Venezuela n’aurait plus besoin de la protection du personnel cubain, et que les États-Unis et leur armée assumeraient la responsabilité de la sécurité du pays sud-américain. Il a ajouté que Marco Rubio était l’une des personnes « en charge » des questions liées au Venezuela, en plus de ses fonctions de secrétaire d’État, de conseiller à la sécurité nationale et d’ancien chef de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).
À La Havane, le président cubain Miguel Díaz-Canel a réagi aux déclarations de Trump, affirmant que Cuba est « une nation libre, indépendante et souveraine » et que personne ne peut dicter sa direction.
« Nous rejetons les accusations sur la responsabilité de la Révolution dans la crise économique du pays. Les lacunes sont en grande partie dues aux sanctions imposées par les États-Unis depuis plus de six décennies. »
Miguel Díaz-Canel, président cubain
Ces déclarations font suite à l’opération « Résolution absolue », que le gouvernement cubain accuse d’avoir causé la mort d’au moins 56 personnes, dont 32 citoyens cubains.
Angela María Paez Rodríguez
