Publié le 2025-10-05 08:15:00. L’obsession de maximiser les points au lycée, au point de choisir des matières en fonction de leur facilité plutôt que de ses intérêts, est une source d’inquiétude croissante pour les parents. Un père irlandais partage ses préoccupations face à la pression précoce subie par son fils, qui envisage déjà des stratégies pour optimiser ses résultats au Leaving Cert (baccalauréat irlandais).
- Un nombre croissant d’élèves choisissent des matières en fonction de leur potentiel de points plutôt que de leurs affinités.
- L’irlandais, souvent perçu comme difficile, est en réalité l’une des matières où les taux de réussite sont les plus élevés.
- Le recours excessif aux cours de soutien (“grinds”) peut nuire à la performance globale de l’élève.
Mon fils a entamé sa cinquième année de lycée le mois dernier, déjà préoccupé par l’obtention des meilleures notes possibles. Son objectif : intégrer la filière commerce de l’University College Dublin (UCD). Il envisage même de choisir l’irlandais au niveau ordinaire et de suivre des cours de soutien supplémentaires pour préparer le Leaving Cert. Cette pression précoce me préoccupe.
Ce phénomène n’est malheureusement pas isolé. De nombreux élèves se concentrent sur des matières spécifiques dans le but d’optimiser leur score final. À mon sens, cette approche est fondamentalement erronée, et ce pour plusieurs raisons.
L’irlandais est souvent considéré comme l’une des matières les plus ardues du programme scolaire. Pourtant, les statistiques montrent qu’il s’agit en réalité de l’une des plus faciles, si l’on se base sur le pourcentage d’élèves obtenant de bons résultats. L’épreuve orale, qui représente 40 % de la note finale aux niveaux supérieur et ordinaire (et qui se déroule pendant les vacances de Pâques en terminale), porte sur les mêmes cinq poèmes et textes pour les deux niveaux. Le test de compréhension orale, qui compte pour 10 % de la note, est également identique, bien que les questions puissent varier. Pour un élève capable de suivre l’irlandais au niveau supérieur, opter pour le niveau ordinaire semble donc peu judicieux.
De plus, suivre une matière supplémentaire au niveau supérieur en dehors des heures de cours, dans une école de soutien, peut déséquilibrer l’élève et affecter ses performances dans les autres matières du Leaving Cert.
Bien sûr, certains élèves peuvent avoir besoin d’un soutien individualisé dans une matière particulière à un moment donné de leur parcours scolaire. Mais l’idée que les parents doivent investir massivement dans des cours de soutien en parallèle de l’enseignement scolaire me semble motivée par une crainte irrationnelle : celle de voir leur enfant être désavantagé par rapport aux autres, dont les parents ont choisi de financer des cours supplémentaires.
Il est important de se rappeler qu’il existe de nombreuses voies pour atteindre ses objectifs professionnels. Mon fils vise actuellement une carrière dans le commerce à l’UCD, et il pourra y accéder en obtenant les résultats requis au Leaving Cert en 2027. S’il n’y parvient pas, il pourra envisager une année préparatoire post-bac (PLC) dans un collège local. S’il obtient de bonnes notes dans ses huit modules, il pourra ainsi intégrer la filière commerce par cette voie alternative. Il est également possible qu’il change d’avis au cours des deux prochaines années et opte pour une orientation qui ne nécessite pas des notes aussi élevées.
Mon conseil est donc de rester fidèle aux trois matières optionnelles qu’il a déjà choisies et qu’il apprécie, en plus des matières principales que sont l’irlandais, l’anglais et les mathématiques, ainsi que sa langue étrangère. Il devrait s’investir pleinement dans ces matières et participer activement à la vie culturelle et sportive de son établissement. Il est préférable d’ignorer la pression ambiante et de ne pas se focaliser sur l’idée de suivre des matières supplémentaires.
