Publié le 23 décembre 2023 à 22h25. Malgré des taux de désapprobation élevés à travers le continent, Javier Milei, le nouveau président argentin, arrive en tête des dirigeants sud-américains les plus populaires en décembre, selon une étude récente.
- Javier Milei, président argentin, affiche un taux d’approbation de 48,3%.
- Aucun dirigeant sud-américain ne termine l’année avec un bilan positif, tous confrontés à des niveaux de désapprobation supérieurs à leur soutien.
- Nicolas Maduro, président vénézuélien, enregistre les chiffres les plus faibles de la région.
L’étude, réalisée par le cabinet de conseil argentin CB Consultora Opinión Pública entre le 9 et le 13 décembre auprès de 11 921 personnes, révèle un paysage politique sud-américain marqué par la défiance envers les dirigeants. Si Javier Milei se distingue par un taux d’approbation de 48,3%, en légère hausse par rapport aux 47,2% de novembre, son image négative reste significative, atteignant 49,5%. Il est à noter que le président argentin, entré en fonction en décembre 2023, incarne une figure polarisante au sein de la société argentine.
Le président bolivien, Rodrigo Paz Pereira, se classe deuxième avec 47,6% d’approbation, en baisse par rapport aux 51,7% du mois précédent, et un taux de rejet de 47,5%. Luiz Inácio Lula da Silva, au Brésil, obtient 47,1% d’approbation contre 48,5% en novembre, avec une désapprobation de 49,6%. L’Uruguayen Yangines orsi, arrivé au pouvoir en mars, recueille 43,3% de soutien, face à 54,3% de critiques. Santiago Pena, au Paraguay, voit son approbation progresser légèrement à 42,9% (contre 41,3% en novembre), mais reste confronté à une majorité d’opinions négatives (54,3%).
Gabriel Boric, au Chili, dont le mandat se terminera en mars 2026, affiche une légère reprise avec 41,1% d’approbation (contre 40,4% le mois dernier), mais conserve un taux de rejet élevé de 55,1%. Daniel Noboa, en Équateur, enregistre une baisse significative de sa popularité, avec seulement 39,4% de favorabilité et 57,5% de désapprobation. Au Pérou, le président par intérim José Jeri obtient 37,2% de soutien, en amélioration par rapport aux 32,5% de novembre, mais reste confronté à 48,6% de rejet.
C’est Nicolas Maduro, président du Venezuela, qui ferme la marche avec les chiffres les plus préoccupants de la région : seulement 24,3% d’évaluation positive contre 72,1% d’image négative. Cette faible popularité s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre le Venezuela et les États-Unis, notamment suite au déploiement militaire américain dans les Caraïbes, présenté par Washington comme une lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée, mais perçu par Caracas comme une tentative de déstabilisation du pouvoir en place.
Gustavo Petro, en Colombie, arrive avant-dernier avec 34,9% d’approbation et 61,4% de désapprobation, en baisse par rapport au mois précédent (36,7%). L’enquête de CB Consultora a été menée avec un niveau de confiance de 95% et une marge d’erreur comprise entre ±2 et 3%.
