Publié le 31 octobre 2023 14:35. Un couple condamné à la réclusion à perpétuité a obtenu une prolongation exceptionnelle de sa libération conditionnelle pour tenter une fécondation in vitro, une décision rare illustrant une approche humaine de la justice dans un contexte délicat.
- Jayendra Damor et Sejal Bariya, condamnés pour meurtre, ont vu leur libération conditionnelle prolongée afin de poursuivre un traitement de fécondation in vitro (FIV).
- La Haute Cour du Gujarat a jugé que leur requête méritait une « considération compatissante ».
- Le tribunal a précisé que cette autorisation est temporaire et que le couple devra retourner en prison après le 2 novembre.
La Haute Cour du Gujarat a prolongé la libération conditionnelle de Jayendra Damor et Sejal Bariya, un couple purgeant une peine de réclusion à perpétuité, afin de leur permettre de réaliser une fécondation in vitro (FIV). Cette décision, rapportée par The Times of India, est particulièrement notable car elle témoigne d’une certaine clémence judiciaire envers des condamnés souhaitant fonder une famille.
Damor et Bariya avaient été reconnus coupables en 2013 par le Tribunal de district de Godhra pour le meurtre de Pinakin Patel, l’ancien petit ami de Bariya, survenu en 2010. Ils purgent actuellement leur peine dans des prisons séparées. En 2023, Bariya avait déjà bénéficié d’une libération conditionnelle pour suivre un traitement contre l’infertilité et avait commencé à consulter un gynécologue à Dahod. Sur la base d’un avis médical, Damor a ensuite sollicité une libération conditionnelle pour participer au processus de FIV.
Le couple, aujourd’hui âgé d’une trentaine d’années, a exprimé au tribunal son désir d’avoir un enfant, malgré sa situation carcérale. Le 16 octobre, la Haute Cour avait accordé à Damor une libération provisoire pour accompagner Bariya lors des procédures médicales. Lors de l’audience du 28 octobre, le juge HD Suthar a confirmé la prolongation de la libération conditionnelle jusqu’au 2 novembre, déclarant :
« Compte tenu des faits et circonstances de la présente affaire et pour les raisons exposées dans la demande, la même chose est en partie autorisée et la période de congé de libération conditionnelle accordée plus tôt est prolongée jusqu’au 2 novembre selon les mêmes termes et conditions. »
Juge HD Suthar
Le tribunal a toutefois insisté sur le caractère temporaire de cette mesure, ordonnant à Damor de se rendre aux autorités pénitentiaires compétentes dès la fin de la période de libération conditionnelle. Cette affaire soulève des questions sur l’équilibre entre la sanction pénale et le droit à la vie privée et à la parentalité, même pour les personnes incarcérées.
(Avec les contributions de TOI)
