Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé lundi 13 juillet la convocation prochaine de l’ambassadeur de Russie à Paris, Alexeï Mechkov. Cette décision fait suite à la découverte d’une vaste campagne cyber orchestrée par le FSB, le Service de sécurité fédéral de la Russie, ayant visé une dizaine de pays européens, dont la France.
Sanctions et objectifs du sabotage
Outre cette réponse diplomatique, le gouvernement français prévoit des sanctions à l’encontre de neuf individus et de quatre entités identifiés comme responsables de cette campagne. Selon Jean-Noël Barrot, s’exprimant sur BFMTV/RMC, ces opérations de cybercriminalité ciblaient des ministères, des entreprises et des opérateurs.

L’objectif de ces attaques était, d’après le ministre, soit de capter des informations, soit de saboter le fonctionnement d’infrastructures. Il a notamment cité l’exemple d’infrastructures ferroviaires en Pologne. Pour Paris, ces actions s’inscrivent dans une stratégie de pressions hybrides exercées par Moscou contre les Européens.
Surveillance et contexte diplomatique
Le ministre a précisé que la France dispose des moyens nécessaires pour repérer ces opérations, s’appuyant notamment sur l’Anssi et Viginum, l’organisme chargé de la lutte contre les ingérences numériques étrangères.
Cette tension intervient alors que la France accueille la « coalition des volontaires », un groupe d’alliés de l’Ukraine copiloté avec Londres pour travailler sur des garanties de sécurité pour Kiev. Ce n’est pas la première fois que Paris dénonce des activités numériques russes : en avril, la Russie avait déjà été accusée d’opérations menées par le GRU via le mode opératoire APT28, ciblant entre 2021 et 2024 divers ministères, collectivités territoriales et industriels de la défense et de l’aérospatiale.
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