Mis à jour le 22 décembre 2025 à 21h26. Certains employés du secteur du commerce sont légalement tenus de travailler les jours fériés, mais la loi prévoit des compensations pour garantir leur droit au repos. La Direction du Travail a récemment clarifié les contours de cette réglementation et les catégories professionnelles concernées.
- Plusieurs secteurs d’activité, notamment la restauration, les loisirs et les services essentiels, sont concernés par cette dérogation aux jours fériés.
- Les travailleurs concernés ont droit à un repos compensateur au moins tous les deux ans.
- La Direction du Travail a précisé l’interprétation de certains termes de la loi, comme la notion de “restaurant”.
La législation actuelle prévoit des exceptions au repos obligatoire pour certains travailleurs du commerce durant les jours fériés, notamment le 1er mai, les 18 et 19 septembre, le 25 décembre et le 1er janvier. Cette dérogation ne s’applique pas de manière générale, mais uniquement aux employés exerçant dans des secteurs spécifiques considérés comme essentiels, offrant des services de loisirs ou assurant une continuité de service au public.
Parmi les professions concernées figurent le personnel des clubs, des restaurants, des cinémas, des salles de spectacles, des discothèques, des bars, des cabarets, des casinos et autres établissements de jeux autorisés. S’y ajoutent les employés des commerces situés dans les aéroports et aéroports civils publics.
Les vendeurs de carburant et les pharmaciens de garde sont également soumis à cette obligation de travailler certains jours fériés, notamment ceux dont les horaires sont fixés par les autorités sanitaires. Dans le cas des supérettes associées aux stations-service, l’ouverture est autorisée à condition qu’elles assurent simultanément la vente de produits de première nécessité et proposent des plats préparés à consommer sur place.
La loi reconnaît toutefois le droit au repos de ces travailleurs. Elle stipule qu’ils doivent bénéficier de jours de congé compensatoires, au moins une fois tous les deux ans auprès du même employeur. Des systèmes de rotation du personnel peuvent être mis en place pour garantir ce droit sans perturber le fonctionnement continu des services.
La Direction du Travail a récemment publié des précisions sur l’application de cette réglementation. Elle a notamment souligné que la notion de « restaurant » englobe tous les établissements qui en relèvent, quel que soit leur nom. Ainsi, les snacks et les pâtisseries sont inclus dans cette catégorie, à condition que les clients consomment les plats préparés sur les lieux.
De même, l’utilisation du terme « tels que » pour désigner les établissements de divertissement implique que d’autres lieux similaires sont également concernés par cette exception. La Direction du Travail cite en exemple les cirques et les foires qui s’installent lors des fêtes nationales, dont les employés sont autorisés à travailler ces jours-là.
Enfin, dans les établissements combinant activités commerciales et industrielles – comme les boulangeries avec un point de vente – seuls les employés en contact direct avec le public sont tenus de respecter le jour férié. Les travailleurs dédiés exclusivement à la fabrication de produits alimentaires, tels que le pain, les gâteaux ou les empanadas, ne sont pas concernés par cette obligation.
