Publié le 27 novembre 2025 04:30:00. Un objet interstellaire, 3I/ATLAS, suscitant l’intérêt des astronomes, s’approche de la Terre et de Jupiter, relançant les spéculations sur une possible origine artificielle.
- L’objet interstellaire 3I/ATLAS effectuera son approche la plus proche de la Terre dans moins d’un mois, à environ 274 millions de kilomètres (170 millions de miles).
- L’astronome Avi Loeb suggère que l’accélération non gravitationnelle observée pourrait indiquer qu’il s’agit d’un vaisseau spatial extraterrestre.
- La NASA reste prudente, privilégiant l’hypothèse d’une comète naturelle, mais Loeb plaide pour une investigation plus approfondie par la sonde Juno.
L’objet interstellaire 3I/ATLAS, découvert récemment, continue de fasciner la communauté scientifique. Sa trajectoire excentrique à travers le système solaire le mènera à frôler la Terre dans les prochaines semaines, avant de se rapprocher de Jupiter trois mois plus tard. L’intérêt pour cet objet est particulièrement vif en raison d’une anomalie observée : une accélération qui ne peut être expliquée par la seule gravité.
Avi Loeb, astronome à l’université Harvard, est l’un des principaux défenseurs de l’hypothèse selon laquelle 3I/ATLAS pourrait être d’origine artificielle. Il met en avant cette « accélération non gravitationnelle » comme un indice clé. Selon lui, cette accélération semble diriger l’objet vers la région de l’orbite de Jupiter, un détail qui a attiré son attention.
Plus précisément, 3I/ATLAS devrait survoler le rayon de Hill de Jupiter, la limite au-delà de laquelle la géante gazeuse ne peut plus maintenir un objet sur son orbite sans qu’il soit attiré par le Soleil. Loeb suggère que cet objet pourrait avoir franchi cette limite pour « ensemencer » Jupiter avec des « dispositifs technologiques », une idée qui rappelle l’intrigue du film de science-fiction 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick.
« Si nous trouvons un satellite technologique de Jupiter que nous n’avons pas envoyé, cela signifierait que Jupiter intéresse les civilisations extraterrestres. »
Avi Loeb, astronome à Harvard
L’objet s’approchera de Jupiter à environ 85 millions de kilomètres (53 millions de miles) le 16 mars, se situant à moins de 257 000 kilomètres du rayon de Hill de la planète. Loeb estime que le « taux d’accélération non gravitationnelle » de 3I/ATLAS est précisément ajusté, grâce à l’utilisation de propulseurs, pour permettre à l’objet de ne pas manquer cette zone cruciale.
Cependant, cette interprétation n’est pas partagée par tous. La NASA, par la voix de l’administrateur associé Amit Kshatriya, a démenti la théorie de Loeb. L’agence spatiale américaine et la majorité de la communauté scientifique penchent plutôt pour l’explication d’une comète naturelle. Une explication courante est que le rayonnement solaire chauffe l’objet, entraînant une perte de masse et donc une accélération non gravitationnelle.
« Nous devons rester humbles et ne pas tirer de conclusions hâtives en affirmant que la seule possibilité est que 3I/ATLAS soit une comète naturelle. »
Avi Loeb, astronome à Harvard
Loeb insiste sur la nécessité d’une approche ouverte d’esprit et propose que la sonde Juno de la NASA, en orbite autour de Jupiter depuis 2016, examine de plus près 3I/ATLAS au printemps. Il souligne que la découverte d’un « satellite technologique » sur l’orbite de Jupiter, plutôt que sur celle de la Terre, pourrait remettre en question notre vision de l’univers et suggérer que Jupiter est une destination privilégiée pour les civilisations extraterrestres, compte tenu de son existence bien plus ancienne que celle de l’humanité.
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