Publié le 11 décembre 2025 à 21h15. La pollution par les poussières routières continue de poser problème à Delhi, et une récente inspection pointe du doigt la Delhi Development Authority (DDA) comme principale responsable de la situation. Des efforts accrus sont demandés pour améliorer la qualité de l’air dans la capitale indienne.
- La DDA est identifiée comme le principal contributeur à la pollution par les poussières, avec des niveaux élevés détectés sur 12 des 57 tronçons routiers examinés à Rohini.
- Une inspection menée par 22 équipes mobiles de la Commission pour la gestion de la qualité de l’air (CAQM) a évalué l’accumulation de poussière et l’efficacité des mesures d’atténuation.
- La CAQM appelle à une action renforcée sur le terrain, notamment un balayage mécanique régulier et l’utilisation de systèmes d’arrosage pour limiter la dispersion des poussières.
Alors que l’hiver s’installe sur Delhi, aggravant la pollution atmosphérique déjà préoccupante, une nouvelle campagne d’inspection a mis en lumière des lacunes dans la gestion des poussières routières. La Delhi Development Authority (DDA) s’est vue attribuer la responsabilité principale de la situation, selon les conclusions de la Commission pour la gestion de la qualité de l’air (CAQM). Les résultats de cette inspection, la troisième en date, révèlent que des niveaux de poussière importants ont été détectés sur 12 des 57 tronçons routiers étudiés dans le quartier de Rohini.
L’inspection, réalisée lundi par 22 équipes mobiles de la CAQM, s’inscrit dans le cadre du plan d’action de réponse graduée (GRAP) visant à améliorer la qualité de l’air. Les équipes ont évalué 79 tronçons routiers entretenus par la Delhi Metro Rail Corporation (DMRC), la Delhi State Industrial and Infrastructure Development Corporation (DSIIDC) et la DDA. Des réinspections ont également été effectuées sur des portions de routes relevant de la Corporation municipale de Delhi (MCD) et du Conseil municipal de New Delhi (NDMC) afin de vérifier l’efficacité des mesures correctives mises en œuvre précédemment. La CAQM a précisé que des photographies géolocalisées et horodatées ont été collectées et intégrées au rapport final.
L’analyse des tronçons inspectés a révélé une répartition inégale des niveaux de poussière : 15 tronçons présentaient une poussière très visible, 36 une poussière modérée, 22 une faible poussière et seulement six étaient exempts de poussière visible. La DDA concentrait la majorité des tronçons les plus poussiéreux, ce qui a incité la commission à souligner la nécessité de « renforcer » ses efforts de balayage mécanique et de nettoyage des routes, en particulier sur les portions les plus touchées par l’accumulation de poussière.
Les réinspections des routes gérées par la MCD et la NDMC ont montré des résultats mitigés. La CAQM a constaté une réduction d’environ 50 % des tronçons très poussiéreux de la MCD après la mise en place de mesures correctives. Cependant, sur les 35 tronçons réexaminés, 18 restaient classés dans la catégorie « très poussiéreux ». Concernant la NDMC, le seul tronçon réinspecté est toujours considéré comme fortement poussiéreux, selon la commission.
La DMRC et la DSIIDC ont obtenu des résultats plus encourageants. Sur les dix tronçons de la DMRC inspectés, aucun ne présentait de niveaux de poussière très élevés. Deux tronçons étaient exempts de poussière visible, trois en comportaient peu et quatre une quantité modérée. Pour la DSIIDC, sur 12 tronçons, trois ont enregistré une forte poussière, quatre une poussière modérée, trois une faible poussière et deux aucune poussière visible.
La CAQM a réaffirmé que la poussière routière reste un facteur majeur de pollution particulaire à Delhi. Dans un communiqué publié mercredi, elle a appelé à une « action renforcée sur le terrain », incluant un balayage mécanique régulier, l’élimination rapide des poussières collectées et l’entretien des bas-côtés et des îlots centraux. La commission a également insisté sur la nécessité d’utiliser systématiquement des systèmes d’arrosage et de suppression des poussières.
