Les salaires des aides-soignants à domicile (ASD) et des infirmières auxiliaires certifiées (IAC) ont connu une progression plus marquée en 2025 qu’en 2024, contribuant à une stabilisation de l’emploi dans ce secteur en tension. Cette amélioration des rémunérations, combinée à des primes à l’embauche plus attractives, permet aux agences de réduire le taux de rotation du personnel, un défi majeur pour la continuité des soins.
Selon un rapport publié vendredi par le Hospital & Healthcare Compensation Service (HCS), le taux horaire moyen national pour les ASD et les IAC a augmenté de 4,93 % en 2025, contre 4,86 % l’année précédente. Les primes de connexion pour les ASD ont également progressé, passant de 2 129 $ (environ 1 900 €) en 2024 à 2 304 $ (environ 2 150 €) en 2025.
L’enquête du HCS, menée auprès de plus de 1 100 agences et portant sur les données de plus de 52 200 employés à travers les États-Unis, révèle que plus de 36 % des agences interrogées ont constaté une diminution de leur taux de rotation au cours de l’année écoulée, tandis que moins de 21 % ont signalé une augmentation. Le taux de rotation des ASD est ainsi passé de 36,31 % en 2024 à 34,17 % en 2025.
Les disparités salariales persistent toutefois selon les États. Les travailleurs de l’Oklahoma et de l’Alabama ont perçu respectivement un taux horaire moyen de 16,52 $ (environ 15 €) et 17,37 $ (environ 16 €), tandis que ceux du Massachusetts et du New Hampshire ont bénéficié des rémunérations les plus élevées, à 23,00 $ (environ 21 €) et 23,55 $ (environ 22 €) de l’heure.
Le rapport souligne également des différences de salaire en fonction du type d’organisation. Les employés des associations d’infirmières visiteuses ont perçu le salaire moyen le plus élevé, à 22,29 $ (environ 20,75 €) l’heure, suivis par les agences en milieu hospitalier (21,19 $ / environ 19,75 €), les agences à but non lucratif (20,22 $ / environ 18,80 €) et enfin les agences à but lucratif (18,75 $ / environ 17,50 €).
Face aux difficultés de recrutement, les prestataires de soins à domicile privilégient de plus en plus la fidélisation de leur personnel. « Consacrer du temps à la rétention est aujourd’hui le moyen le plus efficace, le plus économique et le plus efficient de faire face aux pénuries de main-d’œuvre », explique Bill Dombi, avocat principal au cabinet Arnall Golden Gregory. « Les gens passent énormément de temps à recruter du personnel, puis à le former, uniquement pour que celui-ci quitte l’entreprise dans les deux premiers mois parce que ce qu’il avait prévu n’était peut-être pas là. »
Ce rapport est soutenu par LeadingAge, Visiting Nurse Associations of America et la National Alliance for Care at Home.
