Publié le 24 octobre 2024 10:30:00. Une remarque anodine lors d’un conseil municipal à Pesaro a déclenché une vive polémique, accusant le conseiller Mauro Marinucci de sexisme. L’élu de Forza Italia a réagi par une lettre ouverte, se défendant de toute intention offensante.
- Le conseiller Mauro Marinucci a été accusé de sexisme suite à un commentaire sur le maire.
- Il a répondu par une lettre ouverte, se disant « attristé » et « innocent ».
- Marinucci met en avant ses actions passées en faveur des femmes pour contrer les accusations.
La scène s’est déroulée lors du dernier conseil municipal de Pesaro. Le conseiller Mauro Marinucci, remarquant la distraction du maire, a attiré son attention. S’adressant ensuite au conseiller Della Dora, il a lâché : « Il était distrait, je comprends, gourmet ». Cette phrase, perçue par certains comme une allusion déplacée, a rapidement pris une ampleur inattendue, transformant une simple remarque en affaire politique.
Marinucci a réagi en publiant une lettre ouverte, débutant par une définition tirée de Wikipédia : « Une personne qui a des goûts raffinés, telle est en bref la définition sur Wikipédia du terme gourmet. Pour avoir prononcé ce mot lors du dernier conseil municipal, j’ai été accusé par les conseillers de la municipalité de Pesaro (pas tous, en fait…) de sexisme. Attristé parce que quelqu’un s’est senti offensé, je crois que je suis innocent. la vision du jour pour lutter contre la violence est d’actualité. Voici les raisons de ma lettre ouverte”.
L’élu, connu pour son franc-parler et son style direct, a reconstitué le contexte de la scène. Il s’est ensuite excusé, tout en contestant fermement l’accusation de sexisme :
« Si la phrase que j’ai prononcée, dite avec les meilleures intentions, a offensé quelqu’un directement ou indirectement, je m’excuse publiquement. Mais cela va de là à être défini comme sexiste. »
Mauro Marinucci, conseiller (Forza Italia)
Pour étayer sa défense, Marinucci a énuméré ses engagements passés en faveur de la condition féminine, évoquant son attention aux féminicides, les initiatives menées dans les écoles et son estime pour l’avocate Elena Fabbri. Il a également rappelé sa participation aux événements du 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. L’élu a même mis en avant une forme de galanterie désuète, citant l’exemple des roses qu’il a offertes à toutes les femmes de la mairie à Noël dernier, un geste qui avait, selon lui, été salué par une demande de photo de la part des bénéficiaires.
La lettre ouverte mentionne également les pâtisseries offertes le 8 mars, ainsi que des épisodes antérieurs qui n’avaient, selon lui, jamais suscité de protestations. Marinucci a même invoqué une citation de Giovanni Giolitti, ancien président du Conseil italien : « La loi s’applique pour les ennemis, elle s’interprète pour les amis ». Il conclut en reconnaissant qu’il serait préférable d’éviter de qualifier le maire de « gourmet » lors des prochains conseils municipaux.
