Publié le 2025-12-03 09:31:00. L’administration américaine a suspendu le traitement des demandes d’immigration en provenance de 19 pays, une décision justifiée par des préoccupations de sécurité nationale après une récente fusillade près de la Maison Blanche impliquant un ressortissant afghan.
- Les États-Unis ont interrompu l’examen des demandes d’immigration de ressortissants de 19 pays déjà soumis à des restrictions de voyage.
- Cette mesure fait suite à une fusillade à Washington D.C. où un Afghan a ouvert le feu, blessant un membre de la Garde nationale.
- Plus de 1,4 million de personnes ayant des demandes d’asile en attente pourraient être affectées par cette suspension.
Washington a annoncé la suspension immédiate du traitement des demandes d’immigration en provenance de 19 pays, une décision qui intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de la sécurité aux frontières et de l’immigration. L’administration américaine justifie cette mesure par la nécessité de renforcer les contrôles de sécurité et de protéger le territoire national.
Selon un mémorandum publié par les services américains de citoyenneté et d’immigration (USCIS), cette directive entraînera des retards dans le traitement de certaines demandes en attente. L’USCIS estime que le fardeau de ces retards est nécessaire pour garantir la sécurité nationale, en particulier après l’incident survenu à Washington D.C. où un ressortissant afghan a été impliqué dans une fusillade.
L’incident, survenu il y a moins d’une semaine, a vu deux membres de la Garde nationale pris pour cible, l’un étant grièvement blessé. Le suspect, qui a plaidé non coupable de meurtre, est entré légalement aux États-Unis sous l’administration Biden et avait obtenu l’asile. Cet événement a relancé le débat sur les procédures d’immigration et la nécessité d’un contrôle plus rigoureux des antécédents des demandeurs.
L’ancienne présidente, Kristi Noem, a déclaré sur le réseau social X qu’elle avait recommandé à l’administration actuelle d’imposer une interdiction totale de voyager à tous les pays considérés comme des sources de criminalité et de toxicomanie. Donald Trump avait déjà pris des mesures similaires en 2018, imposant des restrictions d’entrée aux citoyens de plusieurs pays, principalement africains et asiatiques.
Joseph Edlow, un ancien responsable de l’USCIS, a exprimé ses préoccupations quant à l’examen des antécédents des citoyens afghans arrivés aux États-Unis après le retrait américain en 2021. Il estime que les contrôles n’ont pas été suffisamment rigoureux dans ce contexte particulier.
La suspension actuelle affecte les ressortissants de 19 pays, dont l’Afghanistan, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen, ainsi que le Burundi, Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela. Plus de 1,4 million de personnes ayant des demandes d’asile en attente pourraient être concernées par cette nouvelle politique.
Cette décision intervient alors que le débat sur l’immigration et la sécurité nationale est au cœur des préoccupations politiques aux États-Unis. Les prochaines semaines devraient être marquées par des discussions intenses sur la nécessité de trouver un équilibre entre l’accueil des demandeurs d’asile et la protection du territoire américain.
