Moscou est le théâtre d’une recrudescence de la violence. Une explosion survenue mercredi dans le sud de la capitale russe a fait trois morts, dont deux policiers, quelques jours seulement après l’assassinat d’un haut gradé de l’armée.
Selon un communiqué du Comité d’enquête russe, les faits se sont déroulés alors que deux agents de la police de la circulation s’approchaient d’un individu considéré comme suspect. Un engin explosif a alors détoné. Les deux policiers et une troisième personne, présente à proximité, ont succombé à leurs blessures, a rapporté l’agence AP.
« Des enquêteurs et des experts médico-légaux travaillent sur les lieux », a déclaré la porte-parole Svetlana Petrenko, sans fournir d’informations supplémentaires sur la nature de l’engin ou sur l’identité du suspect.
Cette explosion intervient dans le même quartier de Moscou que l’attentat qui a coûté la vie au lieutenant-général Fanil Sarvarov, chef de la direction de la formation opérationnelle de l’état-major des forces armées russes, lundi matin. Le général Sarvarov est décédé suite à l’explosion d’un engin explosif placé sous son véhicule. Les autorités russes ont évoqué la possibilité d’une implication ukrainienne dans cet attentat.
Le meurtre de Sarvarov est le troisième assassinat d’un haut responsable militaire russe en un peu plus d’un an. À ce stade, aucun lien officiel n’a été établi entre l’explosion de mercredi et l’attentat à la voiture piégée de lundi. Les enquêteurs n’ont pas non plus commenté un éventuel lien entre les deux incidents.
Ces événements suscitent des inquiétudes croissantes quant à la sécurité dans la capitale russe, confrontée à une série d’attaques ciblées impliquant l’utilisation d’engins explosifs.
