Ankara se prépare à accueillir une nouvelle tentative de relance des négociations de paix entre l’Ukraine et la Russie, alors que les combats s’intensifient sur le terrain. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky se rendra mercredi en Turquie avec l’espoir de débloquer un processus diplomatique au point mort depuis plusieurs mois.
Zelensky devrait rencontrer son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan ainsi que Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président américain Donald Trump. « Nous nous préparons à intensifier les négociations et nous avons développé des solutions que nous proposerons à nos partenaires », a déclaré Zelensky sur le réseau social X, mardi.
Malgré l’espoir ukrainien, le Kremlin a indiqué que des représentants russes ne participeraient pas aux discussions à Ankara. Cependant, le porte-parole du président Poutine, Dmitri Peskov, a affirmé que Moscou restait ouverte à des échanges avec les États-Unis et la Turquie concernant les éventuels résultats des négociations.
La Russie a systématiquement refusé tout dialogue direct avec Zelensky, et a également rejeté l’initiative de paix de Trump, qui propose un cessez-le-feu le long des lignes de front actuelles suivi de négociations.
L’intensification des combats dans l’est de l’Ukraine, notamment dans la région de Pokrovsk, et dans le sud, près de Zaporizhzhia, contraste avec ces efforts diplomatiques. Par ailleurs, les frappes aériennes russes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes se sont multipliées, plongeant de nombreuses villes dans l’obscurité pendant plus de 15 heures par jour, selon les informations disponibles.
La Turquie a déjà joué un rôle d’hôte pour des négociations de niveau inférieur entre Kiev et Moscou plus tôt cette année, sans résultats significatifs, si ce n’est des accords pour des échanges de prisonniers de guerre. Zelensky a d’ailleurs souligné mardi que Kiev s’efforce de relancer ces échanges.
Donald Trump a récemment exprimé sa frustration face à l’intransigeance de Vladimir Poutine et son refus de faire des concessions. Il a estimé que Recep Tayyip Erdoğan pourrait jouer un rôle clé dans la résolution du conflit, en raison de ses relations avec les deux parties.
