Home MondeLe président ukrainien exhorte les États-Unis à étendre les sanctions contre la Russie pour la forcer à participer aux pourparlers de paix

Le président ukrainien exhorte les États-Unis à étendre les sanctions contre la Russie pour la forcer à participer aux pourparlers de paix

by Clara Dubois

Volodymyr Zelensky a intensifié ses appels à l’aide occidentale ce vendredi, réclamant une extension des sanctions contre le secteur énergétique russe et la livraison de missiles à longue portée pour contrer les offensives de Moscou. Ces demandes interviennent après une réunion à Londres réunissant une vingtaine de dirigeants européens, qui ont réaffirmé leur soutien à l’Ukraine face à la menace russe.

Le président ukrainien a salué les sanctions imposées cette semaine par les États-Unis contre certaines compagnies pétrolières russes comme « un grand pas », mais a insisté pour qu’elles soient généralisées. « Nous devons faire pression non seulement sur Rosneft et Loukoïl, mais sur toutes les compagnies pétrolières russes », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Il a également révélé que l’Ukraine mène déjà sa propre campagne de frappes ciblées contre le secteur pétrolier russe.

Zelensky a spécifiquement demandé l’envoi de missiles Tomahawk, une option que l’ancien président américain Donald Trump avait envisagée mais finalement rejetée. Parallèlement, il a souligné la nécessité de renforcer les défenses aériennes ukrainiennes pour protéger le réseau électrique du pays face aux attaques quasi quotidiennes de drones et de missiles russes, à l’approche de l’hiver.

La réunion de Londres, organisée par le Premier ministre britannique Keir Starmer, visait à accroître la pression sur le président russe Vladimir Poutine et à consolider le soutien occidental à l’Ukraine. Starmer a critiqué le refus de Poutine d’entamer des négociations de paix sérieuses, dénonçant des « demandes ridicules » concernant le territoire ukrainien. « Il a une fois de plus rejeté l’opportunité de pourparlers, préférant faire des demandes complètement vouées à l’échec », a-t-il affirmé.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a estimé que Poutine « est à court d’argent, de troupes et d’idées », tout en reconnaissant que ses objectifs n’ont pas changé. Plusieurs autres dirigeants européens, dont la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le Premier ministre néerlandais Dick Schoof, ont participé à la réunion, baptisée « Coalition des volontaires ».

Les discussions ont également porté sur la création d’une future « force de réassurance » pour l’Ukraine, qui prendrait probablement la forme d’un soutien aérien et naval plutôt que d’un déploiement de troupes occidentales sur le terrain. Selon le secrétaire britannique à la Défense, John Healey, cette force aurait pour mission « d’aider à sécuriser le ciel et les mers, et à former les forces ukrainiennes à défendre leur nation ».

La situation sur le terrain reste tendue. Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir capturé 10 villages ukrainiens au cours de la semaine écoulée, dans le cadre d’une tentative d’encercler les bastions ukrainiens dans la région de Donetsk. De son côté, l’Ukraine a signalé des frappes russes sur plusieurs villes, notamment Kherson, où deux personnes ont été tuées et 22 blessées, et Kharkiv, où six personnes ont été blessées. Un drone a également frappé un immeuble à Krasnogorsk, près de Moscou, blessant cinq personnes, dont un enfant.

Par ailleurs, la Russie a utilisé pour la première fois des bombes planantes contre la région d’Odessa, une nouvelle menace jugée « sérieuse » par les autorités ukrainiennes. Ces bombes, moins coûteuses que les missiles, sont capables de transporter une charge utile plus importante. Les bombardements ont également perturbé le trafic ferroviaire dans plusieurs régions du pays.

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