Publié le 5 novembre 2025. Une nouvelle étude révèle le rôle crucial des sucres complexes présents à la surface des cellules immunitaires dans le développement du psoriasis, ouvrant de nouvelles perspectives pour le traitement de cette maladie inflammatoire de la peau.
Des chercheurs de l’Université de Lancaster et de l’Université de Manchester ont découvert que les globules blancs modifient leur propre revêtement de sucre, appelé glycocalyx, pour faciliter leur migration du sang vers les tissus cutanés enflammés. Cette découverte remet en question les connaissances antérieures qui attribuaient ce rôle uniquement aux vaisseaux sanguins.
Le glycocalyx, une couche gélatineuse de molécules de sucre complexes qui recouvre les cellules, est connu pour protéger les parois des vaisseaux sanguins et réguler le mouvement cellulaire. L’étude, publiée dans la revue Signalisation scientifique, met en évidence que les cellules immunitaires elles-mêmes perdent une partie de ce glycocalyx en réponse à l’inflammation, ce qui leur permet de se déplacer plus facilement vers le site de l’inflammation.
« C’est vraiment passionnant de découvrir l’importance de la couche de glycocalyx sur les cellules immunitaires, et j’espère que cette recherche contribuera à jeter les bases de futurs progrès dans le traitement des maladies inflammatoires. »
Dr Amy Saunders, Université de Lancaster
Le Dr Douglas Dyer, de l’Université de Manchester, a souligné l’importance de cette collaboration : « Cela a été un plaisir de travailler en collaboration sur ce projet visant à redéfinir notre compréhension du recrutement des cellules immunitaires pour tenter de mieux traiter les maladies inflammatoires. »
Le Dr Megan Priestley, désormais au MIT et premier auteur de l’étude, a ajouté : « C’était un projet vraiment amusant sur lequel travailler dans mon doctorat, et j’espère que cette recherche attirera davantage l’attention sur l’importance des sucres dans le système immunitaire. »
Cette recherche pourrait avoir des implications importantes pour le développement de nouveaux médicaments ciblant le mouvement des cellules immunitaires. En modifiant ce processus, il serait possible de traiter à la fois les infections et les maladies inflammatoires comme le psoriasis. L’étude a également impliqué le Dr Max Nobis de l’Université de Manchester (anciennement VIB-KU Leuven) et le professeur Olga Zubkova de l’Université Victoria de Wellington en Nouvelle-Zélande.
Le projet a été financé principalement par le Wellcome Trust et la Royal Society.
Référence de l’article : Priestley, MJ, et al. (2025). Les leucocytes possèdent un glycocalyx d’héparane sulfate qui régule le recrutement lors d’une inflammation cutanée de type psoriasis. Signalisation scientifique. doi.org/10.1126/scisignal.adr0011
