BYD lance la Denza Z : une supercar électrique à 2 000 ch pour défier la Porsche Taycan Turbo GT
Le groupe chinois BYD franchit une étape majeure dans son offensive sur le marché du luxe. Présentée lors du Festival of Speed de Goodwood 2026 par Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, et l’ancien pilote de Formule 1 Jenson Button, la Denza Z est une supercar électrique conçue pour concurrencer les références du prestige européen, notamment la Porsche Taycan Turbo GT.
Des performances extrêmes et une architecture à trois moteurs
La Denza Z repose sur la plateforme spécifique « e3 Sports Car Platform ». Elle utilise une configuration à trois moteurs électriques : un bloc à l’avant développant 680 ch et 440 Nm, et deux moteurs indépendants à l’arrière fournissant chacun 462 ch et 410 Nm. Cette architecture permet d’atteindre une puissance totale de 1 604 ch et un couple de 1 240 Nm.
Le modèle se décline en plusieurs versions aux performances distinctes :
- Coupé : 0 à 100 km/h en 2,25 secondes et une vitesse maximale de 300 km/h.
- Spider : 0 à 100 km/h en 2,3 secondes.
- Racing : Capable d’abattre le 0 à 100 km/h en 1,96 seconde avec des pneus semi-slicks et d’atteindre 350 km/h.
- Special Edition : Version radicale tournée vers le circuit, annonçant plus de 2 000 ch et un 0 à 100 km/h en moins de 1,7 seconde.
Pour compenser, la version Racing utilise des ressorts hélicoïdaux et un aileron arrière réglable en fibre de carbone générant 1 060 kg d’appui à 350 km/h. La Special Edition, avec sa carrosserie composite allégée et son système DRS actif, promet plus de 2 tonnes d’appui à 300 km/h.
Un rapport prix-performances offensif face à Porsche
L’enjeu majeur de la Denza Z réside dans son positionnement tarifaire. Au Royaume-Uni, les prix sont annoncés entre 142 900 et 172 900 livres, soit environ 167 730 à 202 950 euros. À titre de comparaison, la Porsche Taycan Turbo GT, qui développe 1 034 ch, débute autour de 248 000 euros.
En proposant une puissance nettement supérieure pour un ticket d’entrée potentiellement inférieur, Denza attaque la perception de valeur des marques allemandes. Bien que les prix pour le marché français ne soient pas encore confirmés, la stratégie de BYD est de mettre la pression sur le rapport prix-performances des sportives électriques de prestige.
L’innovation « Flash Charging » pour pallier une autonomie modeste
La Denza Z utilise une batterie Blade LFP de seconde génération d’une capacité de 76 kWh, intégrée via une architecture Cell-to-Body. L’autonomie WLTP reste limitée, s’étalant de 380 km (Racing) à 410 km (Coupé).

Pour compenser, BYD mise sur la technologie Flash Charging, capable d’encaisser jusqu’à 1 500 kW. Le constructeur affirme qu’un passage de 10 à 97 % de batterie peut s’effectuer en seulement 9 minutes. Même par températures extrêmes (-30 °C), un cycle de 20 à 97 % ne demanderait que trois minutes supplémentaires. La sécurité a également été mise en avant, la batterie ayant résisté à des tests de perforation par clou après 500 cycles de recharge rapide sans incendie.
Équipements et ambitions futures
L’intérieur combine technologie et confort avec un combiné d’instrumentation de 8,88 pouces et un écran central de 12,8 pouces intégrant les services Google. Le véhicule dispose d’un système sonore virtuel simulant un moteur thermique, d’un mode Boost augmentant le couple de 30 % pendant 20 secondes, et d’un mode Track pour paramétrer la répartition de puissance et le freinage.
Une fonctionnalité spectaculaire permet également à la voiture d’effectuer un demi-tour pivot en utilisant les roues avant comme axe de rotation. Enfin, Denza prévoit d’utiliser la Special Edition pour tenter d’établir un temps de référence sur le circuit du Nürburgring dès l’automne. Les premières livraisons en Europe sont attendues avant la fin de l’année.
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