Publié le 16 décembre 2023. Le marché du travail américain montre des signes de ralentissement, mais ne semble pas s’orienter vers une récession brutale, selon les premières indications avant la publication du rapport mensuel sur l’emploi.
- Le Bureau of Labor Statistics publiera prochainement son rapport sur l’emploi de novembre, avec une mise à jour partielle des données d’octobre.
- Ce rapport ne comprendra pas les chiffres du chômage ni certains indicateurs clés en raison de la fermeture gouvernementale de 43 jours qui a entravé la collecte de données.
- Les experts anticipent une création d’environ 50 000 emplois non agricoles en novembre, et une possible contraction de 100 000 emplois en octobre.
Les économistes s’accordent à dire que le marché du travail américain connaît une phase de transition, passant d’une forte croissance à un ralentissement plus modéré. Ce phénomène est attribué à un ensemble de facteurs, notamment les politiques commerciales, les restrictions budgétaires et l’augmentation du coût de la vie.
Les entreprises semblent privilégier le gel des embauches plutôt que les licenciements massifs, une stratégie moins coûteuse et plus rapide à mettre en œuvre en période d’incertitude économique. Cette tendance est en partie liée aux droits de douane imposés par l’administration Trump, qui ont entraîné une hausse des prix et une diminution des dépenses de consommation, en particulier chez les ménages à revenus modestes.
« Les grandes entreprises préfèrent arrêter d’embaucher lorsqu’elles sont confrontées à des chocs imprévus. Geler les embauches est une option moins coûteuse et plus rapide que de procéder à des licenciements massifs, comme on le voit pendant les récessions. »
Brian Bethune, professeur d’économie au Boston College
Les prévisions actuelles suggèrent une création d’environ 50 000 emplois non agricoles en novembre. Les estimations pour le mois d’octobre sont plus variables, avec des anticipations d’une baisse potentielle du nombre d’emplois, certains experts évoquant une contraction pouvant atteindre 100 000 postes. Ces chiffres, bien que modestes, confirment une tendance au ralentissement plutôt qu’à un effondrement du marché du travail.
Les économistes soulignent que cette situation résulte d’une combinaison de facteurs, notamment les politiques commerciales, les contraintes budgétaires et l’augmentation du coût de la vie, sans pour autant conduire à une récession généralisée. La publication du rapport complet sur l’emploi de novembre permettra d’affiner ces analyses et de mieux appréhender l’évolution du marché du travail américain.
