Publié le 2025-11-05 04:34:00. À Séoul, l’agence d’architecture Yong Ju Lee explore une nouvelle voie pour la construction durable : un pavillon cultivé à partir de mycélium, le réseau racinaire des champignons, grâce à l’impression 3D robotisée. Ce projet expérimental interroge les fondements de l’architecture et propose une alternative aux matériaux traditionnels polluants.
- Un pavillon expérimental, baptisé Mycelial Hut, a été conçu par Yong Ju Lee Architecture à Séoul.
- La structure combine un cadre en bois assurant la stabilité avec des panneaux de mycélium cultivés dans des moules imprimés en 3D.
- Le projet vise à démontrer le potentiel des matériaux biodégradables et régénératifs pour une architecture plus respectueuse de l’environnement.
Dans un contexte mondial où le secteur de la construction est l’un des principaux responsables des émissions de carbone, l’agence Yong Ju Lee Architecture propose une rupture radicale avec les pratiques actuelles. Pendant des décennies, le béton et l’acier ont été considérés comme des symboles de progrès, mais leur impact environnemental est désormais jugé insoutenable. Le pavillon Mycelial Hut, développé en collaboration avec le Robotic Fabrication Studio (RFS) de l’Université nationale des sciences et technologies de Séoul, explore l’utilisation de composites à base d’organismes vivants, des matériaux capables de se décomposer et de se régénérer.
Le processus de fabrication est hybride, combinant la précision de la robotique et l’intelligence de la nature. Des bras robotiques industriels façonnent les moules imprimés en 3D, qui sont ensuite remplis d’un substrat spécifique permettant la croissance du mycélium. L’équipe de recherche a minutieusement testé différents mélanges de mycélium, évaluant leur vitesse de croissance, leur densité et leurs propriétés structurelles afin d’optimiser la résistance et la durabilité du matériau.
Installé sur le campus de SeoulTech, Mycelial Hut incarne une vision d’une architecture bio-intégrée, en harmonie avec son environnement. Il s’agit d’une invitation à repenser notre rapport au bâti et à imaginer un avenir où les bâtiments ne sont plus fabriqués, mais cultivés, vivants et en constante évolution. L’agence, basée à Séoul et à New York, remet ainsi en question la définition même de la durabilité en architecture.
Ce projet novateur ouvre la voie à de nouvelles perspectives pour la construction écologique, en explorant le potentiel de matériaux biodégradables, recyclables et régénératifs. Il témoigne d’une volonté de s’éloigner des matériaux traditionnels polluants et de s’inspirer de la nature pour concevoir des bâtiments plus respectueux de l’environnement.
