Publié le 12 octobre 2024 à 03:21:00. Pékin a dénoncé dimanche les nouveaux tarifs douaniers américains comme une attitude hypocrite, tout en justifiant ses propres restrictions sur l’exportation de terres rares, sans pour autant annoncer de représailles commerciales.
- La Chine critique les tarifs douaniers américains comme hypocrites.
- Pékin justifie ses restrictions sur les terres rares par des préoccupations liées à leur utilisation militaire.
- Aucune nouvelle mesure de rétorsion n’est annoncée pour l’instant par la Chine.
Le ministère chinois du Commerce a fermement réagi aux derniers tarifs douaniers imposés par l’administration Trump, les qualifiant d’« hypocrites ». Cette réponse intervient après que Donald Trump a critiqué vendredi les restrictions chinoises sur les exportations de terres rares, les qualifiant de « surprenantes » et de « très hostiles ».
Selon Pékin, ces restrictions sur les terres rares ne sont pas une mesure de représailles, mais une réponse à une série d’actions américaines antérieures. Le ministère du Commerce a notamment cité l’inscription d’entreprises chinoises sur une liste noire commerciale américaine et l’imposition de frais portuaires supplémentaires aux navires en provenance de Chine.
« Ces actions ont gravement porté atteinte aux intérêts de la Chine et ont miné l’atmosphère des négociations économiques et commerciales bilatérales. La Chine s’y oppose fermement. »
Ministère du Commerce chinois
Le gouvernement chinois a souligné que ses restrictions sur l’exportation de ces minéraux essentiels sont motivées par des inquiétudes concernant leur potentiel usage militaire, dans un contexte mondial marqué par des « conflits militaires fréquents ». Aucun lien direct n’a été établi entre ces actions américaines et les restrictions sur les terres rares, mais la Chine insiste sur la nécessité de contrôler l’utilisation de ces ressources stratégiques.
Les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine, qui s’étaient tenues à Madrid le mois dernier, semblent désormais compromises par ces tensions croissantes. L’avenir des discussions et l’impact potentiel sur le commerce mondial restent incertains.
