Publié le 22 novembre 2023 20h36. Les marchés financiers anticipent de plus en plus une baisse des taux d’intérêt aux États-Unis dès le mois de décembre, suite à des déclarations encourageantes du président de la Réserve fédérale de New York, John Williams, qui laisse entrevoir une politique monétaire plus souple à court terme.
- La probabilité d’une réduction de 25 points de base des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine en décembre a bondi à 75 %.
- John Williams estime que la politique monétaire actuelle est « modérément restrictive » et qu’un assouplissement pourrait être envisagé face au ralentissement de certains indicateurs économiques.
- L’inquiétude concernant le marché du travail, avec un taux de chômage atteignant 4,4 %, renforce la possibilité d’une baisse des taux.
Les marchés financiers ont réagi avec enthousiasme aux récentes déclarations de John Williams, président de la Réserve fédérale de New York. Lors d’un événement organisé par la Banque centrale du Chili, il a souligné que la politique monétaire actuelle, bien que visant à maîtriser l’inflation, pourrait être ajustée à la baisse dans un avenir proche. Selon lui, la situation économique actuelle offre une marge de manœuvre pour un assouplissement de la politique monétaire.
Cette perspective a immédiatement influencé les attentes du marché. L’outil CME FedWatch, qui mesure les probabilités d’évolution des taux d’intérêt, indique désormais une probabilité de 75 % d’une baisse de 25 points de base (0,25 %) lors de la prochaine réunion de la Réserve fédérale en décembre. Il y a encore un jour, cette probabilité n’était que de 39 %, et il y a une semaine, elle s’élevait à 44,4 %. Cette évolution témoigne d’une conviction grandissante parmi les investisseurs quant à un possible revirement de la politique monétaire américaine.
Williams a notamment exprimé son inquiétude quant à l’état du marché du travail. L’augmentation du taux de chômage à 4,4 % pourrait, selon lui, justifier une intervention de la Réserve fédérale pour soutenir l’activité économique. Il s’attend également à ce que l’impact des droits de douane sur l’économie américaine diminue progressivement.
Les acteurs du marché considèrent la réunion de décembre comme un moment crucial qui déterminera l’orientation de la politique monétaire pour l’année 2024, voire au-delà. Le ralentissement de la croissance mondiale et les préoccupations croissantes concernant l’emploi et les taux d’emprunt exercent une pression supplémentaire sur la Réserve fédérale pour qu’elle prenne des mesures.
