Publié le 27 septembre 2025 à 13h11. Des manifestants bangladais ont protesté devant le siège des Nations unies à New York, accusant Muhammad Yunus d’être d’origine pakistanaise et dénonçant la persécution des minorités au Bangladesh.
- Des partisans de la Première ministre Sheikh Hasina ont organisé une manifestation devant l’ONU.
- Les manifestants ont scandé des slogans accusant Muhammad Yunus d’être pakistanais et exigeant son départ.
- Ils ont également appelé à la fin du terrorisme et à la libération d’un prêtre ISKCON emprisonné.
La manifestation, qui s’est déroulée devant le siège de l’ONU à New York, visait à exprimer le mécontentement face à la situation des minorités au Bangladesh et à dénoncer le rôle de Muhammad Yunus, figure emblématique du microcrédit. Les manifestants, principalement des partisans de Sheikh Hasina, ont brandi des pancartes et scandé des slogans accusant Yunus d’être d’origine pakistanaise, une allégation visant à remettre en question sa légitimité et son identité bangladaise.
« Yunus est pakistanais, qu’il retourne au Pakistan ! », ont crié certains manifestants, selon des témoignages recueillis par l’agence de presse. D’autres ont appelé à mettre fin à la persécution des minorités religieuses au Bangladesh, notamment des hindous, et ont exigé la libération de Chinmoy Krishna Das, un prêtre ISKCON actuellement détenu. Les manifestants ont affirmé que les hindous et d’autres communautés religieuses étaient victimes de violences et de discrimination au Bangladesh.
La manifestation intervient dans un contexte de tensions politiques au Bangladesh, où Muhammad Yunus est confronté à des accusations de corruption et de mauvaise gestion. Ses détracteurs l’accusent d’avoir profité de son statut pour s’enrichir personnellement et de ne pas avoir respecté les règles en matière de microcrédit. Yunus a toujours nié ces accusations et dénonce une campagne de diffamation orchestrée par le gouvernement de Sheikh Hasina.
Les manifestants ont également souligné la nécessité de lutter contre le terrorisme au Bangladesh et ont appelé à une action plus énergique de la communauté internationale pour protéger les minorités religieuses. Ils ont affirmé que le gouvernement bangladais ne faisait pas assez pour garantir la sécurité et les droits des minorités et ont appelé à une enquête indépendante sur les allégations de persécution.
