Le palais de Buckingham a annulé l’invitation faite au prince Harry de séjourner dans une résidence royale lors de sa visite au Royaume-Uni ce lundi 6 juillet 2026. Ce revirement survient alors que le duc de Sussex voyage sans sa famille, faute de protection policière financée par le contribuable.
Le retrait soudain de l’invitation au palais de Buckingham

L’espoir d’un rapprochement familial s’est évaporé en quelques minutes ce lundi. Après avoir initialement accepté une invitation à séjourner au palais de Buckingham, le prince Harry s’est vu notifier que cette offre était finalement retirée, selon des informations rapportées par The Guardian. Le roi Charles III aurait personnellement discuté de la situation avec son fils avant que la décision ne soit communiquée officiellement.
La version du palais repose sur un problème de logistique et de courtoisie. Les responsables affirment que le duc a d’abord refusé l’offre samedi avant d’opérer un revirement le jour même pour demander un séjour en solitaire d’une seule nuit. Ce délai aurait rendu impossible l’organisation du personnel nécessaire pour assurer le fonctionnement de la résidence.
L’équipe du prince Harry rejette cette explication, soulignant que des arrangements complexes sur la sécurité étaient en cours de finalisation. Le point de friction majeur réside dans le calendrier : le retrait de l’offre coïncide avec un jugement attendu mardi par la Haute Cour dans une affaire opposant le duc au groupe Associated Newspapers Limited (ANL).
Décevant que l’offre ait maintenant été retirée, partiellement en raison du jugement imminent alors que les responsables en étaient informés depuis jeudi dernier.
Porte-parole du prince Harry, via The Guardian
L’impasse sécuritaire entourant Meghan et les enfants

Le voyage du duc de Sussex est marqué par une fracture géographique et sécuritaire. Meghan Markle et leurs deux enfants, Archie et Lilibet, ne l’accompagneront pas à Londres. Cette décision fait suite à la confirmation que la famille ne bénéficierait pas d’une protection policière financée par les fonds publics, comme l’a rapporté USA Today.
Le prince Harry a exprimé sa détresse face à cette situation, craignant que ses enfants ne soient traqués par les paparazzi dès leur descente d’avion. Le conflit oppose le duc au Ravec, le comité du ministère de l’Intérieur responsable de l’autorisation des protections VIP, dont la composition inclut le cabinet du roi, le ministère de l’Intérieur et la police métropolitaine.
Le problème n’a jamais été l’hébergement, et le problème est de savoir si une sécurité protectrice appropriée et proportionnée est fournie tout au long de la visite.
Porte-parole du duc, via USA Today
Le duc avait précédemment déclaré à la BBC :
Je ne vois pas comment je pourrais ramener ma femme et mes enfants au Royaume-Uni pour le moment.
Prince Harry, via BBC
Une possibilité subsiste pour que la famille rejoigne le prince lors de ses engagements caritatifs dans les West Midlands, notamment pour la promotion des Invictus Games à Birmingham, mais les arrangements restent incertains.
Le scandale des revenus locatifs d’Andrew Mountbatten-Windsor

Parallèlement aux tensions avec le duc de Sussex, la monarchie fait face à des critiques acerbes concernant la gestion financière de ses membres. Un rapport du National Audit Office (NAO) a révélé qu’Andrew Mountbatten-Windsor percevait des revenus privés non divulgués en sous-louant trois cottages sur son domaine de Royal Lodge, tout en payant lui-même un loyer symbolique, dit « peppercorn rent ».
Le groupe anti-monarchie Republic, via son directeur général Graham Smith, a qualifié cette pratique d’ abus flagrant de propriété publique. Selon The Guardian, le Crown Estate, un portefeuille foncier de 15 milliards de livres sterling, est géré comme une entreprise indépendante dont les profits sont versés au Trésor, rendant l’enrichissement privé via des propriétés d’État particulièrement controversé.
Les détails financiers du bail d’Andrew Mountbatten-Windsor montrent une structure privilégiée :
L’échec de l’alibi de Pizza Express et les poursuites judiciaires
La situation d’Andrew Mountbatten-Windsor est aggravée par des enquêtes sur sa crédibilité. La chaîne de restaurants Pizza Express a mené une enquête interne pour vérifier l’alibi de l’ancien prince, qui affirmait s’être rendu dans une succursale à Woking le 10 mars 2001, jour où il est accusé d’avoir eu des rapports sexuels avec Virginia Giuffre, alors âgée de 17 ans.
L’enquête de Pizza Express n’a trouvé aucune preuve de sa présence, et les recherches de BBC Newsnight n’ont identifié aucun témoin l’ayant vu sur place. Interrogée sur la présence d’officiers de protection royale ce jour-là, la police métropolitaine a refusé de répondre.
Confirmer ou nier que des informations sont détenues révélerait si une protection avait été accordée à un individu spécifique autre que le roi et le premier ministre.
La Met, via BBC
L’ancien prince a été arrêté le 19 février cette année pour suspicion de faute professionnelle dans l’exercice de ses fonctions, une affaire liée à son rôle d’envoyé commercial du Royaume-Uni et à la divulgation d’e-mails concernant Jeffrey Epstein. Bien qu’il ait été libéré sous enquête, il continue de nier tout acte répréhensible.
Ce climat de tensions juridiques et financières souligne la fragilité actuelle de l’image de la famille royale. Entre le refus de protection sécuritaire pour Harry et les accusations de corruption financière pour Andrew, la Couronne navigue dans une période de surveillance accrue, où chaque détail logistique ou financier devient un symbole politique.
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