L’identité et la mémoire à travers le oud
Le projet « Soleil d’hiver » s’articule autour d’une recherche identitaire et mémorielle. Grégory Dargent utilise cet espace pour questionner ses origines et le parcours de son père, qui a fui Alger. L’œuvre se présente comme un « puzzle » où s’entremêlent des références personnelles, allant de la fuite d’Alger à des errances entre Le Caire et Beyrouth.
La mise en scène combine plusieurs supports techniques et artistiques. L’artiste y intègre :
* Le jeu du oud.
* Des enregistrements sauvages de moments d’improvisation et des field recordings.
* Des prises de vues photographiques et cinématographiques.
L’objectif affiché est de donner une voix à la nostalgie et aux traumatismes de la guerre, tout en évoquant le sentiment d’exil, même pour ceux qui se sentent exilés dans leur propre pays.
Le souvenir d’Alger et les voyages arabes
L’artiste a entrepris de travailler sur la question de la fuite de son père en juillet 2024. Il a mené de nombreuses résidences de recherche, sonores et picturales, en Algérie, au Liban, en Égypte, en Irak, en Grèce et en France. Ces voyages ont enrichi la composition sonore et visuelle de l’œuvre.
La programmation et en tournée
Le spectacle s’inscrit dans une tournée ayant débuté plus tôt, avec des passages notables au Jardin Cosmique à Bex en Suisse le 28 mars 2026, ainsi qu’aux Détours de Babel à Grenoble le 25 mars 2026. Une exposition dédiée à « Soleil d’hiver » a également ouvert ses portes à la galerie Mimistan de Grenoble le 10 mars 2026.
Une installation hybride et une publication physique
Le travail de Grégory Dargent se distingue par l’effacement des frontières entre les disciplines. « Soleil d’hiver » est une installation, un film, un concert et une performance. L’artiste utilise le oud non seulement pour la mélodie, mais comme un outil de narration capable de « faire chanter la nostalgie, vomir la guerre et pleurer un monde qui n’existe pas », selon ses propres termes.
L’œuvre s’accompagne d’un livre photographique qui sera publié par l’éditeur bruxellois Le Mulet pour les Rencontres de la Photographie d’Arles en 2026. Cette approche globale permet à l’artiste de documenter sa quête de la mémoire tout en proposant une réflexion sur le déracinement.
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