Publié le 14 janvier 2025 01:17:00. Onze membres d’une structure armée illégale opérant dans le Chocó, affiliée au groupe de dissidents « Gentil Duarte », se sont rendus aux autorités colombiennes. Cette reddition, fruit d’une pression militaire accrue, pourrait marquer un affaiblissement significatif de la Commission 34 dans la région.
- Onze membres de la Commission 34, une structure liée au groupe de dissidents « Gentil Duarte », se sont présentés volontairement aux autorités.
- L’opération, menée par le 12e Bataillon d’infanterie, s’est concentrée dans la municipalité de Carmen de Atrato, dans le département du Chocó.
- Huit armes longues, des munitions et du matériel de communication ont été remis aux autorités lors de la reddition.
Les troupes de l’armée colombienne ont annoncé ce mardi la soumission à la justice de tous les membres de la Commission 34, une structure rattachée à la faction « Calarcá » du bloc Magdalena Medio, dirigée par le groupe de dissidents « Gentil Duarte », active dans le département du Chocó. Cette reddition collective intervient après une période de pression militaire soutenue dans la zone rurale de Carmen de Atrato.
L’opération, menée par le 12e Bataillon d’infanterie, unité organique de la Quinzième Brigade, visait à perturber les activités de ce groupe armé. Les forces de l’ordre ont déployé des opérations de contrôle territorial et ont exploité des renseignements pour localiser les membres de la Commission 34 dans le village de Guaduas.
Selon les informations officielles, la pression exercée par l’armée a incité les 11 membres de la structure armée illégale à se rendre. Le groupe était composé de dix hommes et d’une femme, dont trois individus identifiés comme des chefs, connus sous les pseudonymes d’Andrés, Jair et David. Ces derniers ont exprimé leur volonté d’accepter les mécanismes de soumission et ont demandé des garanties pour leur sécurité et leur intégrité.
Soumis à l’Armée. Photo:Courtoisie
L’armée a souligné que la procédure s’est déroulée dans le respect des protocoles établis en matière de droits de l’homme et de droit international humanitaire. L’opération s’est faite sans recours à la force, avec une vérification individuelle de l’identité et un contrôle de l’état physique de chaque personne.
En plus de la reddition des individus, les troupes ont récupéré et remis aux autorités compétentes divers éléments liés aux activités armées du groupe. Parmi les objets saisis figuraient huit armes longues, des munitions de différents calibres, des chargeurs, du matériel de communication et des documents idéologiques, tous placés sous scellés.
Les munitions livrées. Photo:Courtoisie
La Commission 34 avait été formée en 2025, suite à une scission de la Commission 36 du même groupe de dissidents. Cette création s’inscrivait dans une stratégie d’expansion territoriale visant à étendre la présence du groupe dans les départements du Chocó, de Risaralda et de Caldas. Avec cette reddition, la structure a perdu sa capacité opérationnelle dans la zone où elle était active.
Les personnes qui se sont rendues ont été mises à la disposition des autorités compétentes, et les procédures prévues par la réglementation en vigueur pour ces cas ont été engagées. Le processus bénéficie du soutien du Groupe d’Assistance Humanitaire aux Personnes Démobilisées du Ministère de la Défense Nationale, conformément aux directives établies.
Éditorial Justice
