Publié le 10 décembre 2025 à 06h03. Les résultats de l’élection générale au Honduras sont contestés par la présidente sortante Xiomara Castro, qui dénonce des fraudes et accuse l’ancien président américain Donald Trump d’ingérence.
- À 99,40 % des voix dépouillées, le candidat soutenu par Donald Trump, Nasry Asfura, est en légère avance.
- Xiomara Castro affirme que le processus électoral a été entaché de « menaces, coercition et manipulation ».
- Un examen spécial du décompte des voix est prévu en présence d’observateurs indépendants.
La présidente hondurienne Xiomara Castro a publiquement remis en question l’intégrité des élections générales de son pays, dénonçant ce qu’elle considère comme une manipulation des résultats. Lors d’un rassemblement tenu ce mardi, elle a accusé des acteurs extérieurs, notamment l’ancien président américain Donald Trump, de s’immiscer dans le processus démocratique.
Selon les derniers chiffres disponibles, après le dépouillement de 99,40 % des bulletins de vote, Nasry Asfura, le candidat bénéficiant du soutien de Donald Trump, est en tête avec une faible marge. Salvador Nasralla, un autre candidat de droite, a également exprimé des doutes quant à la régularité du scrutin, affirmant que les résultats ont été « volés », selon un message publié le 8 décembre.
« Le peuple s’est rendu aux urnes avec courage et détermination, mais le processus a été entaché de menaces, de coercition, de manipulation du système de décompte préliminaire des voix (TREP) et de falsification de l’opinion publique. »
Xiomara Castro, présidente du Honduras
La présidente Castro a également accusé Donald Trump de menacer les électeurs honduriens afin de les dissuader de voter pour Rixi Moncada, la candidate du parti au pouvoir, actuellement en troisième position dans le décompte.
À la veille du scrutin, Donald Trump avait affiché son soutien à Asfura, le qualifiant d’« ami de la liberté » et critiquant Nasralla, qu’il accusait de simplement « faire semblant d’être anticommuniste ».
Des incohérences ont été relevées dans environ 14,5 % des décomptes, ce qui justifie la mise en place d’un examen spécial. Ce dernier se déroulera dans les prochaines heures en présence de représentants des différents partis politiques, des agences électorales et d’observateurs indépendants. Les bulletins contestés, qui pourraient concerner des centaines de milliers de voix, pourraient potentiellement modifier l’orientation actuelle du scrutin et accroître l’incertitude politique au Honduras.
Le Conseil national électoral (CNE) du Honduras dispose d’un délai jusqu’au 30 décembre pour officialiser les résultats et proclamer le vainqueur. Le président élu prendra ses fonctions en janvier prochain pour un mandat de quatre ans, de 2026 à 2030.
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